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Lundi 15 Décembre 2003 à 00:00

Israël va lancer son second satellite géostationnaire

Israël doit franchir une nouvelle étape dans son programme spatial, avec un second satellite de télécommunications géostationnaire, Amos-2, qui doit être lancé le 27 décembre par une fusée russe Soyouz-Fregat.

"Ce jour-là, à 21h30 GMT, au cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan), ce sera l'heure H, après trois ans d'efforts, pour notre satellite Amos-2", a indiqué lundi lors d'une conférence de presse à Tel-Aviv, David Pollak, PDG de Spacecom, société chargée de la commercialisation des services fournis par Amos-2. Pour "qu'Amos-2 puisse être opérationnel, il faudra attendre une quinzaine de jours après son lancement pour qu'il puisse se juxtaposer à Amos-1, à 36.000 km de la surface terrestre, sur son point d'orbite géostationnaire", a-t-il ajouté.

Amos-1 avait été lancé en mai 1996. Avec une charge utile de plus d'une demi-tonne, Amos-2, produit de la haute technologie israélienne aura une existence de douze ans, contre dix pour son frère aîné. Ce dernier couvre l'Europe et le Proche-Orient, tandis qu'Amos-2 coiffera à la fois une partie du Canada, la côte orientale des Etats-Unis, l'Europe de l'Est, et une part importante du Moyen-Orient s'étendant de l'Egypte jusqu'à la Syrie, l'Iran et le Koweït. "Notre projet a été conçu avant la guerre en Irak, et à présent nous pouvons donc espérer de nouveaux marchés", dit encore M. Pollak.

Le succès commercial est pratiquement garanti, car Amos-1 fonctionne à 100% de ses capacités, et les commandes passées pour Amos-2 couvrent déjà 70% de ses capacités. Des centaines de télévisions vont arroser leurs clients via ces deux satellites, qui distribuent aussi toutes sortes de services de télécommunications (radio câblées, services internet etc.) "La concurrence est dure, et il faut être agressif pour s'imposer", reconnaît M. Pollak, en soulignant que le créneau occupé par le programme Amos est sérieux. Il a fait une percée en Bulgarie et en Ukraine, et signé en Israël avec la télévision scolaire, le gouvernement et la chaîne de télévision Yes.

En Hongrie, il coopère avec Digitel qui fournit l'internet aux écoles. En Allemagne, il a convaincu Primacom, une société qui offre des bouquets de programmes télévisés. "Nous songeons déjà à Amos-3", indique à l'AFP Doron Suslik, vice-président pour le département des télécommunications des Industries aéronautiques d'Israël (IAI), maître d'oeuvre du projet, qui doivent fêter cette année le cinquantième anniversaire de leur création. Pour Joseph Weiss, un responsable de l'Agence spatiale d'Israël (ASI), ces succès sont "presque inespérés".

L'ASI a été fondée en 1983 avec des moyens dérisoires. Mais "aujourd'hui, Israël fait partie du club très restreint des puissances spatiales", dit M. Weiss. L'Etat hébreu a fait son entrée dans cet aréopage en 1988, en mettant sur orbite un satellite espion Ofek grâce à une fusée Shavit de sa conception, devenant un des rares pays capables de cette performance.

Dix mois après la disparition de son premier astronaute, le colonel Ilan Ramon, tragiquement tué dans la désintégration du vaisseau spatial américain Columbia, l'Etat hébreu veut continuer à aller de l'avant dans sa conquête de l'espace. Quelque 1.500 chercheurs, ingénieurs et universitaires sont impliqués dans ce projet.
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