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Jeudi 25 Décembre 2003 à 00:00

L'Europe spatiale célèbre un Noël martien

L'Europe a réussi son rendez-vous de Noël avec la planète rouge avec le succès de la mise en orbite de la sonde Mars Express, mais les scientifiques s'inquiètent du mutisme de l'atterrisseur britannique Beagle 2.

Jeudi matin, l'absence d'un signal espéré de la part de Beagle-2, dont la mission sera de détecter des traces de vie passée ou présente sur Mars, est venue tempérer la joie et la fierté des scientifiques de l'Agence spatiale européenne (ESA) présents au centre de contrôle de Darmstadt (Allemagne). Dès les premières heures de la matinée, Michael McKay, directeur de vol de la mission Mars Express, avait annoncé que la délicate procédure d'allumage du moteur principal de la sonde Mars Express, qui devait durer 37 minutes, s'était bien déroulée, à partir de 02h47 GMT, et que la sonde avait été placée sur son orbite martienne.

En début de matinée, les premières données télémétriques en provenance de la sonde étaient en cours de dépouillement. Celle-ci est pour le moment sur une orbite équatoriale allongée autour de Mars et sera propulsée jusqu'à ce qu'elle atteigne son orbite polaire le 30 décembre. "Ce fut une nuit très importante pour l'Europe, nous sommes arrivés jusqu'à Mars, et il ne s'agit pas uniquement de science. Ce que nous faisons là a une signification culturelle. Il est très important que l'Europe joue un rôle dans l'exploration martienne, et qu'elle le fasse à sa manière", a indiqué David Southwood, directeur scientifique de l'ESA.

"C'est un vieux rêve qui se réalise, nous avons une mission martienne qui fonctionne!", déclarait, de son côté, Gaele Winters, directeur des opérations techniques de l'ESA. L'autre opération critique de cette nuit de Noël, l'entrée dans l'atmosphère martienne et l'arrivée proprement dite sur la surface de la planète du petit robot, aidé de deux parachutes et de coussins d'air pour amortir l'impact, s'est déroulée "à l'aveugle". Seul un signal via la sonde américaine Mars Odyssey, qui était espéré vers 06h30 GMT, aurait permis de savoir dans quel état se trouve Beagle 2, dont les responsables de l'ESA restent persuadés qu'il s'est posé.

Beagle 2, qui tire son nom du navire qui transporta Charles Darwin dans ses explorations, a pour mission de chercher des traces de vie présente ou passée sur Mars. Il sera le premier engin à prélever pour analyse des échantillons sous la surface martienne. Dès son atterrissage, il devait déployer ses panneaux solaires pour charger ses batteries. "Ce n'est pas la fin de l'histoire", a souligné David Southwood. "Nous aurons une autre occasion de contact (jeudi) avant 23h00 GMT" grâce au radiotélescope de Jodrell Bank, près de Manchester (Grande-Bretagne), et il y aura une autre possibilité de contact avec Mars Odyssey vendredi.

La mission Beagle sera considérée comme définitivement perdue, si aucun contact n'est établi avec l'engin après sept jours d'efforts, les scientifiques britanniques avançant même le 4 janvier comme date-butoir. L'odyssée de Mars Express, première tentative faite en solo par l'Europe vers une autre planète, avait commencé le 2 juin, avec le lancement du satellite accompagné de son atterrisseur par une fusée Soyouz-Fregat, au départ de Baïkonour (Kazakhstan). Son voyage a duré 205 jours et couvert 400 millions de kilomètres.

Les premières images prises par les caméras de Beagle 2, si l'engin fonctionne, et de Mars Express, sont attendues entre la fin de l'année et le début 2004, selon les responsables de l'ESA.
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