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Jeudi 29 Janvier 2004 à 00:00

L'industrie musicale contrainte de s'adapter à la nouvelle donne numérique

L'industrie musicale réunie à Cannes pour le 38e MIDEM (Marché international du disque et de l'édition musicale), a admis qu'elle devait d'urgence s'adapter au "new deal" numérique, sous peine de disparaître.

"Le vieux modèle est en train de mourir", a déclaré Peter Gabriel, un des rares artistes à avoir, dès le départ, perçu la révolution culturelle et économique induite par l'entrée du disque dans l'ère digitale. A la tête de OD2 (Online Distribution), plateforme européenne de distribution de musique par téléchargement, l'ex-leader de Genesis a rapidement compris que le support matériel (symbolisé aujourd'hui par le CD) appartenait au passé, supplanté par la diffusion en ligne, via l'ordinateur.

Dans un premier temps, les "majors" ou multinationales du disque (BMG, EMI-Virgin, Sony Music, Universal et Warner, environ 90% du c.a. international du secteur) ont tenté de freiner cette irruption, caractérisée, accusent-ils, par une offre illicite massive. C'est à ce piratage qu'ils imputent la responsabilité majeure de la crise qui a affecté en 2003 l'industrie phonographique mondiale (-10% de c.a. à un peu moins de 30 milliards de dollars). Toutefois, la mise en place courant 2003 de nouveaux modèles de distribution de musique en ligne jugés satisfaisants, à l'image en particulier du "juke box numérique" I-Tunes d'Apple, a redonné espoir à l'industrie.

Depuis sa naissance en avril 2003, I-Tunes a vendu (à 99 cents l'unité) 19,2 millions de chansons sur le seul territoire américain, quand il s'y vendait 12,1 millions de "singles". "L'émergence du marché légal du téléchargement est une promesse pour le futur", déclare Doug Morris, Pdg de Universal Music Group (Mariah Carey, Eminem, Shania Twain, Sting, U2, Mylène Farmer, Johnny Hallyday, Florent Pagny...). L'Europe semble avoir un temps de retard. Les maisons de disques n'ont pas jusqu'ici proposé une offre légale et sécurisée suffisamment attractive pour supplanter le téléchargement illicite.

Ils s'en prennent vivement aux fournisseurs d'accès à internet (FAI), les accusant de se servir de la musique comme produit d'appel et de faire le jeu des pirates. Les producteurs français -baisse du marché de 15% en 2003- sont particulièrement hostiles à la politique des FAI et ont demandé aux pouvoirs publics la rapide adoption du projet de loi pour la confiance dans l'économie numérique, afin d'établir un cadre légal qui leur permettra de poursuivre les pirates. Ils ont reçu à Cannes des assurances du ministre de la Culture et de la Communication Jean-Jacques Aillagon, pour qui "il n'y a aucune différence entre le vol à l'étalage et le piratage d'une oeuvre sur internet".

Toutefois, la nouvelle donne numérique va également permettre de multiplier les façons de consommer de la musique, ont fait valoir de nombreux professionnels. Un gros espoir est ainsi placé dans le mariage entre musique et téléphonie : le marché des sonneries musicales sur portables est désormais supérieur à celui des "singles" dans le monde. Et, avec l'amélioration des outils, prédisent les fabricants de téléphonie, on pourra bientôt écouter ses artistes préférés dans de bonnes conditions sur son mobile.

Chacun espère en secret réussir dans le domaine de la musique l'essai transformé avec bonheur dans celui de la photo, présente sur un nombre croissant de téléphones portables.
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