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Lundi 16 Octobre 2000 à 00:00

La télévision cherche à enrayer la désaffection pour "le politique"

Les chaînes de télévision cherchent toutes à renouveler la formule des émissions politiques qui, après plusieurs années d'audimat glorieux, souffrent d'une vraie désaffection du public. En pleine période d'"affaires" et de discrédit du personnel politique, et à l'approche d'échéances électorales importantes, les chaînes testent de nouveaux magazines ou de nouvelles formes d'interviews plus courtes, dans la foulée du "20 heures".

Les hommes politiques apprécient d'intervenir dans des émissions de divertissement comme "Vivement Dimanche" de Michel Drucker, et le public suit. Mais l'ère des "grandes émissions politiques", accordant une heure d'antenne au débat comme "L'heure de vérité", sur la Deux, semble bien révolue. "Il n'y a malheureusement plus ce type de rendez-vous en première partie de soirée sur aucune chaîne", déplore Pierre-Henri Arnstam, directeur général délégué, chargé de la rédaction de France 2. "On a essayé, il y a deux ans au moment des européennes, de mettre +Direct+ en première partie de soirée une fois par mois. On a été courageux de le faire, cela a duré cinq numéros et le résultat d'audience a été catastrophique", a-t-il indiqué à l'AFP.

Chaîne publique, France 2 s'affirme investie d'une mission, "garder des émissions politiques à l'antenne" et "montrer que la politique, ce n'est pas seulement des manoeuvres et des petites phrases". Pour Pierre-Henri Arnstam, "il est important qu'il y ait une permanence de la politique à l'antenne" car "les Français ne se désintéressent pas de la politique, ils se désintéressent des affaires". Le problème de fond, à ses yeux, c'est que les Français "se sont rendus compte que la parole des hommes politiques a moins de poids qu'autrefois" et que les maîtres du monde aujourd'hui, ce sont "les maîtres de l'économie mondiale".

France 2 propose un forum politique bimensuel, "Mots croisés" d'Arlette Chabot et Alain Duhamel, diffusé vers 23H00, mais, depuis la rentrée, "plus axé sur les sujets de société". "DMA" de Paul Amar, le dimanche midi, ne "fera plus systématiquement de politique, par souci de complémentarité" avec le nouveau magazine mensuel de Rachid Arhab, diffusé en direct à partir du 29 octobre à midi. Rachid Arhab abordera la politique depuis les marchés de France pour, dit-il, "sortir du débat archipréparé" et "confisqué par des spécialistes" et "essayer de retrouver un peu de confiance envers la politique". Il déambulera avec une petite caméra à la rencontre de personnes présélectionnées mais interrogées en direct, sur l'abstentionnisme pour la première, depuis le marché de l'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse).

Quant aux interviews d'hommes politiques, elles prennent une forme brève comme l'émission hebdomadaire "Répondez nous" de Patrick Poivre d'Arvor sur TF1, qui dit attirer depuis le 26 septembre "entre 8,5 millions et 9 millions de téléspectateurs, ce qui est énorme pour une émission politique". Pour lui, la disparition des longues émissions, comme celle qu'animait l'an dernier Ruth Elkrief sur TF1, est liée "à l'absence d'échéance électorale, au climat un peu émollient qui entoure la cohabitation". Avec les municipales, législatives et présidentielle, dit-il à l'AFP, "il y aura à nouveau un intérêt". "En revanche, ce que les téléspectateurs ne veulent plus, c'est la langue de bois et l'hypocrisie".

France 2 a opté pour le même format, pour le moment ponctuel et dans la foulée du 20H00 de Claude Sérillon, qui deviendra régulier à partir de janvier. Et France 3 avec "France Europe Express", proposé par Christine Ockrent et axé sur l'Europe, revendique le "seul magazine politique hebdomadaire", diffusé il est vrai à 23H00.
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