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Vendredi 20 Octobre 2000 à 00:00

L'internet surfe sur l'information locale

De "Webcity" à "Cityvox", en passant par "Zurban·fr" ou "Bestofcity" qui vient d'être racheté par le groupe NRJ: les city-guide, mêlant information locale et services de proximité sur l'internet, empiétent sur le territoire de la presse traditionnelle.

Dénicher le bon restaurant, connaître les films à l'affiche dans une ville, ou réserver des places de spectacle, les city-guide jouent tous la carte de la proximité, en pariant sur la publicité locale, jusqu'ici manne pour la presse régionale. Pionnier des city-guide, c'est Webcity, qui a défriché le terrain il y a maintenant trois ans, a expliqué à l'AFP son PDG Alexandre Dreyfus. Aujourd'hui, avec 37 villes couvertes, la petite société lyonnaise est devenue le leader incontesté des city-guide, avec "2,5 millions de pages vues par mois et de 150 à 200.000 visiteurs uniques". Surtout, les city-guide commencent à aiguiser l'appétit des gros groupes de l'économie traditionnelle.

La semaine dernière, c'est le groupe de distribution Carrefour qui a pris une participation de 20% dans Webcity. De son coté NRJ a annoncé mardi le rachat d'un autre city-guide, encore modeste, Bestofcity. Misant sur son implantation locale dans 140 villes en France, le groupe NRJ compte développer le réseau Bestofcity dans 35 villes en France en mars 2001 avant de le déployer en Europe. Bestofcity "prévoit de réaliser un chiffre d'affaire d'une vingtaine de millions de francs en publicité locale", a assuré Jean-Charles Mathey, directeur général de Régie Networks.

"Contrairement au marché publicitaire parisien, le marché local est vraiment différent. Nous allons voir directement les annonceurs locaux, les banques, les garagistes, les commerçants et nous n'avons pas d'intermédiaires que sont les régies et les centrales", témoigne Alexandre Dreyfus, qui reconnaît cependant qu'il doit parfois "évangéliser" les annonceurs locaux. Bertrand Bigay, président du city-guide "Cityvox", challenger de Webcity, ne partage pas le même optimisme. "La publicité locale sur internet, c'est prématuré", assène-t-il. "L'avenir est plutôt à la publicité nationale avec ciblage local".

Cityvox, qui revendique 1,3 millions de pages vues avec plus de la moitié de trafic réalisé sur son site parisien, a pour autre source de revenus, la création de sites pour les commerçants. Derrière Webcity et Cityvox, une foule d'acteurs se bousculent au portillon de l'info locale, notamment à Paris. "ParisAvenue", confectionné par Le Figaro, et "Zurban.fr", qui associe web et support papier, tentent de séduire les Parisiens, tout comme Pariscope.fr. Le quotidien Le Parisien, qui a une vraie légitimité sur ce secteur, a également un projet dans ses cartons. Décidée à défendre son pré carré, la presse régionale ne pouvait laisser passer le train des city-guide sans essayer d'y monter elle aussi. Le groupe Sud-Ouest s'y est essayé à Bordeaux avec "viapolis" tandis que le groupe Ouest France développe "nantes.maville" et "rennes.maville". Le réseau vivalaville.com s'étend également dans plusieurs villes de l'ouest de la France.
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