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Jeudi 19 Octobre 2000 à 00:00

FIP s'est tue dans cinq villes...

La fermeture de cinq des neuf stations de FIP hier, 18 octobre, a été accompagnée d'un concert de protestations des aficionados de la radio musicale et des syndicats de Radio France.

Les plus fidèles auditeurs de la radio se préparent à une "guérilla" contre la fermeture de leur "radio chérie", a prévenu la Coordination nationale des comités de soutien à FIP, formée en janvier à Marseille. FIP-Marseille a dû officiellement cesser d'émettre mercredi, tout comme ses consoeurs de Metz, Lille, Lyon et Nice, au profit de locales de France Bleu ou de la radio Le Mouv', destinée aux jeunes.

Cette réaffectation des fréquences, autorisée mardi par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), est l'une des conséquences du "plan Bleu" de Radio France. A Marseille, les animatrices à la voix suave distillaient depuis 23 ans leurs conseils avisés aux automobilistes ainsi que des annonces culturelles, au coeur d'un programme musical. "20.000 personnes refusent de voir disparaître cette station marseillaise et ont signé une pétition contre le plan Bleu.

Au nombre des soutiens, on compte 57 élus dont le conseil municipal de Marseille et 76 acteurs culturels", a rappelé, mercredi, le responsable de la Coordination nationale des comités de soutien, François Pecqueur, un "simple auditeur". "L'heure est à la riposte et à la légitime défense. Elle prendra toutes les formes que le mépris des tutelles et le refus d'une concertation démocratique lui impose", écrit également la Coordination dans un communiqué.

Président de l'association "Sauvons Fip-Lyon", Elie Beraha a accusé le président de Radio France, Jean-Marie Cavada, de ne tenir "aucun compte des 85.000 auditeurs de FIP", qui n'ont, selon lui, même pas été avertis de l'arrêt des émissions. "La bataille n'est pas finie, tant que l'encéphalogramme n'est pas complètement plat, on continue.", a-t-il proclamé même s'il reconnaît qu'il sera "difficile de revenir en arrière"."

De son côté, la direction de Radio France préfère noter que "FIP est désormais diffusée sur plusieurs réseaux, accroissant ainsi son rayonnement géographique". On peut toujours l'entendre en FM à Paris, Bordeaux, Nantes et Strasbourg, précise-t-elle dans un communiqué. Mais la radio, poursuit-elle, est également diffusée en DAB (radio numérique) à Paris, Nantes, Marseille et Toulouse, sur le câble dans 76 villes françaises, par satellite (TPS et Canal Satellite) et par internet sur fipradio.com.

A Radio France, la CGT affirme que ni ce syndicat ni les auditeurs ne sont "prêts à baisser les bras". Quant à l'intersyndicale (CFDT, SJA-FO, CFTC, SUPART-FO, SNJ), elle s'indigne de "l'irrespect" envers les auditeurs et du "mépris des personnels", accusant la direction de ne pas avoir bouclé le reclassement de l'ensemble des salariés de FIP concernés, comme elle en avait pris l'engagement.
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