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Samedi 18 Décembre 2004 à 00:00

Lancement de sept satellites par Ariane pour une toile d'araignée planétaire

Une gigantesque toile d'araignée, dont le centre nerveux sera au siège du Centre national d'études spatiales (CNES) à Toulouse, est déployée autour du monde pour la mise sur orbite exceptionnelle de sept satellites par une fusée Ariane-5 le 18 décembre.

La fusée, lancée à Kourou (Guyane), emportera le satellite militaire Hélios II-A, quatre petits satellites Essaim (micro-satellites pour la défense nationale), le satellite scientifique Parasol et un nanosatellite espagnol, Nanosat. "C'est la première fois" que le Centre spatial de Toulouse va réaliser la mise à poste simultanée de 6 satellites, a souligné dans un entretien téléphonique avec l'AFP Geneviève Campan, sous-directrice des opérations satellites à Toulouse. Le septième, Nanosat, sera pris en charge par l'Espagne. A opérations exceptionnelles, moyens exceptionnels avec pas moins de huit centres et salles de contrôle à Toulouse même, où quelque 200 personnes seront mobilisées. Et un réseau international de 17 stations au sol et leurs antennes réparties sur la planète : près de Toulouse, à Kourou, en Afrique du Sud, aux Iles Kerguelen, en Suède, au Canada, en Alaska, au Chili, en Australie, en Chine.

Trois salles de contrôle (une pour Hélios, une pour Essaim et une pour Parasol) rassembleront les organes de décision, de coordination, et les experts sur les satellites. Trois centres de contrôle (un pour chaque ensemble également) recevront en permanence des stations au sol les télémesures précisant où se trouvent exactement les satellites et élaboreront les télécommandes à leur transmettre. Un Centre d'orbitographie opérationnelle recalculera régulièrement les orbites pour permettre de diriger vers les satellites les antennes lorsqu'ils les survoleront. Enfin, un Centre d'Opérations du réseau coordonnera les 17 stations au sol et les moyens de communication. "Il y a tout un enchaînement, le timing est très important", rappelle Mme Campan . "Il n'y a pas d'improvisation, tout est bien préparé, validé...", insiste-t-elle. Cela "demande un entraînement, une connaissance, une espèce d'orchestration hyper précise de façon à pouvoir réagir comme il faut, à prendre les bonnes décisions au bon moment".

Ariane lâchera successivement Hélios, Nanosat, les 4 Essaim (deux par deux) et Parasol. Les largages seront réalisés "à des altitudes différentes pour éviter les collisions", précise Mme Campan. Ensuite, les centres de contrôle auront fort à faire : ils jongleront avec six des satellites lancés, mais également avec les 9 satellites déjà sur orbite et que contrôle le Cnes (Hélios 1, Spot, TC2, Demeter, Jason...). Les antennes, pendant les temps morts entre deux passages d'un nouveau satellite, suivront en effet les anciens pour s'assurer qu'ils fonctionnent bien et procéder aux opérations nécessaires. Le dispositif restera en opération "plusieurs semaines, voire mois", pour mettre les six nouveaux satellites "en configuration finale", sur leur orbite définitive, a souligné Mme Campan.

Les équipes requises pour cette mise en orbite s'entraînent depuis plus d'un an. Et ces derniers mois, a-t-elle encore expliqué, "plusieurs répétitions globales, avec le maximum de personnel", ont eu lieu. "On a fait ce qu'il fallait" pour préparer ces opérations, estime la sous-directrice des opérations en se déclarant "confiante" à quelques jours de ce ballet spatial.
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