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Dimanche 19 Décembre 2004 à 00:00

Al Manar, qualifiée d'organisme terroriste, disparaît des écrans américains

Les Etats-Unis ont annoncé avoir placé la chaîne du Hezbollah chiite libanais Al Manar sur leur liste des organisations terroristes, une décision qui a entraîné aussitôt sa disparition des écrans américains.

La chaîne Al Manar "a été placée sur la liste des organisations terroristes en raison de ses incitations à commettre des activités terroristes", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Richard Boucher. "Notre loi dit qu'une organisation peut être placée sur la liste si elle a commis ou incite à commettre des actes terroristes, et telle a été notre conclusion" concernant Al Manar, a précisé Richard Boucher. Peu après l'interdiction de diffusion faite par la France à cette chaîne, cette nouvelle décision a provoqué l'arrêt de sa programmation sur les écrans de télévision américains.

L'opérateur satellitaire international GlobeCast, filiale de l'opérateur français France Telecom, a retiré Al Manar de son bouquet de diffusion. "La chaîne n'est plus présente" dans notre offre satellitaire, a dit à l'AFP le porte-parole de Globecast, Robert Marking. Le média Link TV, basé à San Francisco et qui se fournissait auprès de Globecast pour retransmettre une sélection d'émissions d'Al Manar aux Etats-Unis dans le cadre d'un programme appelé "Mosaïque, nouvelles mondiales du Moyen-Orient", a confirmé que le signal de la chaîne ne lui parvenait plus. Désormais, Al Manar ne peut plus être regardée qu'au Moyen-Orient, dans certaines parties de l'Afrique et peut-être dans le sud de l'Europe, selon des distributeurs satellitaires.

Le département d'Etat a précisé que la décision américaine avait aussi des conséquences pour tout individu ayant des liens avec Al Manar, en étant membre de cette chaîne, en sollicitant des fonds pour la financer, ou en lui apportant un soutien quel qu'il soit. Ces personnes se verront refuser tout visa pour les Etats-Unis ou, s'ils se trouvent déjà sur le territoire américain, seront soumis à une procédure d'expulsion, a dit Richard Boucher. Le porte-parole a ajouté qu'il ne savait pas si des personnes étaient déjà concernées par un tel ordre d'expulsion. Il a démenti que la décision américaine ait été prise sous une quelconque pression des Israéliens. "Il s'agit d'une conclusion à laquelle a abouti le gouvernement américain et qui a été décidée par lui, pas par un groupe étranger", a-t-il assuré.

"Il ne s'agit pas d'un problème de liberté de parole, il s'agit d'un problème d'incitation à la violence. Et nous ne voyons pas pourquoi une organisation terroriste (le Hezbollah, déjà sur la liste américaine des organisations terroristes), ici ou ailleurs, serait autorisée à répandre des propos haineux (...) via une diffusion télévisée aérienne", a dit M. Boucher. La décision américaine fait suite à une interdiction similaire de diffusion faite cette semaine par la France à cette chaîne en raison de propos incitant à la haine ou à la violence contre Israël. Le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative française, a ordonné la cessation de la diffusion de la chaîne après avoir constaté que, "pris dans leur ensemble, les programmes s'inscrivent dans une perspective militante qui comporte des connotations antisémites".

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel français (CSA) a résilié vendredi la convention conclue avec cette chaîne le 19 novembre. Le CSA a souligné qu'il devait veiller à ce que les programmes des services de radio et de télévision ne contiennent "aucune incitation à la haine ou à la violence pour des raisons de race, de sexe, de moeurs, de religion ou de nationalité".
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