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Dimanche 12 Novembre 2000 à 00:00

Vers une stratégie européenne pour l'espace

Après 30 années de succès dans l'espace, l'Europe doit se doter d'une véritable stratégie spatiale intégrée à ses orientations politiques d'ensemble, au moment où se poursuit le processus d'élargissement, selon des recommandations de l'ESA (Agence Spatiale Européenne) rendues publiques jeudi à Paris.

"Pendant longtemps l'espace a été traité comme une activité spécifique, distincte des autres secteurs d'activité économique", a déclaré Antonio Rodota, directeur général de l'ESA, présentant à la presse les grandes lignes des recommandations qui seront soumises le 16 novembre au conseil des ministres de l'UE. Or, de nos jours l'espace est en quelque sorte "revenu sur terre", il devient "une composante du fonctionnement de nos sociétés (systèmes de navigation, télécommunications, observation de la terre à des fins de protection de l'environnement etc), a-t-il ajouté. "Nous voulons qu'il compte dans la politique européenne, et que l'Europe affirme sa place dans l'exploitation de l'espace".

Pour la décennie qui commence, l'Europe s'est fixée pour tâches de réussir son élargissement, et de construire progressivement une capacité de défense commune, des buts stratégiques que peut servir une politique spatiale volontariste, selon le rapport. En développant ses propres infrastructures, l'Europe offrirait au reste du monde une alternative aux Etats-Unis, et consoliderait sa position de numéro 2 dans la recherche de marchés et de coopération. Une telle politique ouvrirait par ailleurs le chemin à de plus proches relations avec la Russie qui, à la faveur d'initiatives américaines, a des coopérations institutionnelles et industrielles plus fortes avec les Etats Unis qu'avec l'Europe.

L'Europe, souligne le rapport, s'est déjà montrée capable de satisfaire "l'essentiel de ses propres besoins" et de conquérir 50 % du marché mondial des lanceurs et près de 30% de celui des satellites en dépit d'un investissment public largement inférieur à celui consenti par les Etats-Unis (4,7 milliards de dollars par an contre 26 milliards de dollars par an). Mais du fait de la spécificité du processus décisionnel et de son fabile niveau d'investissement, "elle reste dépendante de systèmes non-européens dans des domaines-clé" (tels que la navigation par satellite ) et n'a pas la capacité de se comporter comme "un partenaire stratégique absolument compétitif ou capable d'entrer dans des coopérations de grosse envergure".

L'ESA, créée en 1975, regroupe les activités spatiales de 15 pays. "Au moment où nous envisageons sa transformation en Agence Spatiale pour l'Union Européenne, nous tenons à préserver son ouverture aux pays non encore intégrés à l'Union", souligne le rapport rédigé pour le compte de l'ESA par un comité de trois sages choisis par M. Rodota pour leurs compétences dans les domaine politique, économique et industriel. Ce comité réunissait Carl Bidt, ancien Premier ministre de Suède, Jean Peyrelevade, président du Crédit Lyonnais, et Lothar Spaeth, PGD de la firme allemande de technologies de pointe Jenoptik.
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