Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Vendredi 17 Novembre 2000 à 00:00

Le budget de l'audiovisuel devant le Parlement

La ministre de la Culture et de la Communication Catherine Tasca s'est félicitée de présenter devant l'Assemblée nationale un "bon budget" 2001 de la communication et des aides à la presse écrite.

Ce budget est la "traduction directe des engagements forts" du gouvernement exprimés dans la loi sur l'audiovisuel du 1er août 2000, a-t-elle lancé devant les députés. Son "premier axe", a poursuivi Mme Tasca, est de "renforcer les moyens du secteur public de l'audiovisuel au service de la priorité des programmes".

Pour l'audiovisuel public, le budget 2001 s'élève à 20,604 milliards de francs, en hausse de 6,1% par rapport à un exercice budgétaire 2000 qui marquait lui-même une progression de 4,8%. La holding France Télévision, qui réunit France 2, France 3 et La Cinquième se taille la part du lion dans cette enveloppe avec 13,533 milliards de francs, un chiffre en croissance de 6,1% également. Quant aux crédits consacrés aux aides directes à la presse, ils baissent de 2% en 2001 par rapport à 2000 pour être ramenés à 255,7 millions de francs. Cette baisse intervient toutefois alors que le plan social de la presse parisienne prendra fin au 31 août 2001.

A périmètre constant, a souligné Mme Tasca, les aides directes à la presse affichent ainsi une croissance de 1,8%. Ces crédits doivent être adoptés lundi par les députés à l'issue de l'examen de ceux des services généraux du Premier ministre. Tout en jugeant "excellent" le budget de l'audiovisuel, le socialiste Didier Mathus s'est inquiété du "différentiel qui se creuse encore" entre les ressources de l'audiovisuel public et celles des chaînes privées. Les chiffres d'affaires de TF1 et de M6, a-t-il noté, ont progressé ces derniers temps à un rythme trois à quatre fois supérieur à ceux des chaînes publiques. Une préoccupation partagée par Laurent Dominati (Démocratie libérale) qui a estimé que "le service public ne pourra pas s'en sortir comme cela". Evoquant la redevance audiovisuelle, le socialiste Jean-Marie Le Guen a dénoncé l'attitude "scandaleuse" du ministère des Finances qui "pendant des années nous a donné des chiffres faux de perception de la redevance".

Le coût de cette perception serait double de ce qui était avancé par le service de la redevance. M. Le Guen a ainsi appelé à des "sanctions" contre ceux qui "de manière cynique et antidémocratique ont donné ces faux renseignements". Mme Tasca a également estimé que "cette réserve, cette rétention d'information n'est acceptable par personne et profitable à personne". D'une manière générale, la ministre a souligné qu'elle comptait prendre part "sans tabou" au débat sur l'avenir de la redevance. Elle a ainsi rappelé les propositions du député socialiste Michel Françaix allant des jeux, à la taxation des nouvelles fréquences et à l'ouverture d'une deuxième coupure publicitaire. "C'est une piste qui mérite examen", a conclu la ministre.

Mme Tasca a par ailleurs assuré que les décrets nécessaires au lancement de la future télévision numérique terrestre seraient publiés au premier semestre 2001, souhaitant un "démarrage rapide et réussi" avant la date du premier semestre 2002 avancée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution