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Lundi 11 Décembre 2000 à 00:00

"Ca s'en va et çà revient" pour Thierry Ardisson

Thierry Ardisson, l'homme en noir de la télévision, animateur de "Tout le monde en parle" sur France 2 et de "Rive droite rive gauche" sur Paris Première (câble et satellite), tente le "prime time" sur France 2 le 11 décembre avec "Ca s'en va et çà revient".

Prévue pour cinq numéros sur la saison 2000-2001, cette nouvelle émission "à mi chemin du magazine et du divertissement", invite des "gens dont on a parlé, qui ont été sous les feux de la rampe" et qui ont vécu les aléas de la célébrité.

Pour la première, sont prévus Jean-Marie Bigard, le chanteur britannique Tom Jones en duplex de Belfast, la chanteuse Elsa qui sort un nouvel album et Stéphane Collaro, heureux au soleil des Caraïbes. Thierry Ardisson a également invité les "juppettes", ex-ministres du gouvernement Juppé. "Le dénominateur commun de tout ce que j'ai fait à la télévison, c'est l'histoire des gens. Ce qui m'intéresse, c'est le côté +ma vie est un roman+. "Graines de stars" sur M6 (qu'il a produit de 1996 à 1998), c'était les gens dont on va parler. "Tout le monde en parle" sur France 2, ceux dont on parle, et cette nouvelle émission, les gens dont on a parlé", explique Thierry Ardisson au cours d'une rencontre avec la presse. "pont entre la culture et le téléspectateur" Il précise qu'il ne s'agit pas "de faire une émission voyeuriste sur des +has been+, avec un côté pradélien ou morandinesque". "Je ne suis pas seulement un interviewer insolent, j'ai l'ambition d'emballer la culture dans le flot du spectacle, selon l'expression d'un autre", indique-t-il.

Pour lui, la télévision consiste à "communiquer, à être des passeurs", si possible de façon agréable et "le service public doit être un pont entre la culture et le téléspectateur". Thierry Ardisson estime qu'aujourd'hui deux choses menacent la télévision :" l'industrialisation et des animateurs qui ne soient que des animateurs". Ce qui est "fédérateur" sur une chaîne hertzienne, estime-t-il, "c'est de faire se rencontrer des gens qui sans cela ne se rencontreraient jamais, comme Alain Minc et Kad et Oliver dans +Tout le monde en parle+ ". Cette émission (diffusée en hebdomadaire à 23H10), est aujourd'hui celle "qui fait vendre le plus de livres", précise-t-il.

Défini par sa productrice Catherine Barma (ils ont notamment travaillé sur "Bains de minuit" sur La Cinq et "Lunettes noires pour nuits blanches" sur Antenne 2 de 1988 à 1990) comme un "provocateur né, qui s'est humanisé", il estime ne pas avoir "fondamentalement changé", même s'il s'est "sociabilisé". Producteur (Ardisson et Lumières), il travaille depuis trois ans de manière un peu différente en ne produisant plus directement mais en coproduction ou avec des producteurs exécutifs.

Ecrivain, auteur notamment de "Les années provoc" (1998), Thierry Ardisson a un projet de "journal anti-âge", "Moi", sur la génération des baby-boomers aujourd'hui quinquagénaires. A 51 ans, il se définit lui-même comme un "pré senior". "Je ne voulais pas rentrer dans la réalité. Pour m'apprivoiser moi-même, cela m'a pris 50 ans", conclut-il.
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