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Dimanche 3 Décembre 2000 à 00:00

"C'est mon choix": Hervé Bourges et Marc Tessier jouent l'apaisement

Hervé Bourges et Marc Tessier sont montés au créneau pour apaiser la polémique sur l'émission de France 3 "C'est mon choix" qui a ranimé le vieux débat sur la compatibilité de certaines émissions de divertissement très appréciées du public avec les missions du service public.

Le président du conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), Hervé Bourges, a estimé devant la presse que l'affaire était "close et ne méritait certainement pas qu'on y revienne". La polémique sur cette émission, a-t-il dit, "s'est propagée comme un incendie après qu'elle eut permis à France 3, paradoxalement, de battre des records d'audience. L'émission ne mérite pourtant ni cet excès d'honneur, ni cette indignité".

Tempête dans un verre d'eau? C'est cependant le CSA qui avait décidé "en amont de toute polémique", selon Hervé Bourges, d'attirer l'attention de France 3 sur certains des thèmes choisis, sans avoir l'intention "de clouer l'émission au pilori". Un rappel à l'ordre a été adressé à France Télévision lundi, dénonçant "dérapages" et "dérives" de cette émission quotidienne présentée par Evelyne Thomas, qui aborde des thèmes tels que "J'aime montrer mon corps", "Je ne supporte plus les cheveux et les poils" ou "Je dis oui le premier soir".

L'émission avait déjà été prise à partie à l'Assemblée, lors du débat budgétaire de la communication, par plusieurs députés, notamment le socialiste Michel Françaix qui s'était étonné que le service public (financé par la redevance) diffuse une telle émission à une heure de grande écoute.

"C'est mon choix" est programmée quotidiennement de 13H55 à 14H50, avec une reprise des meilleurs moments de 20H20 à 20H50.

"La télévision publique dérange" Rémy Pflimlin, directeur général de France 3, a indiqué à l'AFP que le CSA avait "mis un point final" à la polémique qu'il juge "non seulement injuste, mais quelque part un peu déplacée." "Essayer de résumer le service public et France 3 à une émission (...) est quasiment un procès d'intention", a-t-il dit.

Reste que la direction de France 3 s'est engagée à être plus vigilante à l'égard des sujets abordés, voire à saisir "sa commission de signalétique". Marc Tessier, président de la holding France Télévision, a choisi également jeudi pour publier une tribune dans Le Monde (daté de vendredi), où il affirme que "la télévision publique dérange, lorsqu'elle ne choisit pas de segmenter ses publics". Il prononce un plaidoyer pour une télévision "populaire et de qualité" avec des émissions variées, loin d'une télévision conçue par "une élite pour tous les autres".

Les chaînes publiques, argue Marc Tessier, ne vivent pas en vase clos et "leurs missions et obligations ne se lisent pas sans référence à celles de leurs consoeurs privées, encore moins sans tenir compte des ressources des concurrents qui tirent profit de l'effet de la réduction des espaces publicitaires sur les antennes publiques".

Le dernier mot revient sans doute au téléspectateur qui plébiscite l'émission: 19,1% de parts d'audience moyenne pour la diffusion du "best of" en première partie de soirée. La diffusion de 13H50 atteignait 19,3% de parts de marché en septembre, et en novembre 24% de parts de marché.

Un sondage commandé par la chaîne fait apparaître que 80% des Français jugent cette émission "proche d'eux". Et France 3, depuis septembre, est la seule chaîne hertzienne en hausse, atteignant actuellement en moyenne 17,2% de parts de marché.
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