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Mercredi 27 Septembre 2006 à 00:00

Télérama lance une nouvelle formule

L'hebdomadaire culturel Télérama, qui domine les +news culturels+ avec près de 650.000 exemplaires et 2,6 millions de lecteurs, affiche ce mercredi une nouvelle formule, la première depuis sept ans, dans le but de "retrouver son identité".

Lancé en 1950 sous le nom de Radio-Cinéma, dans la mouvance de La Vie et des dominicains, il est devenu en 1962 Télérama (pour TELEvision, RAdio, CineMA). L'hebdomadaire, affranchi des références chrétiennes d'origine, entré dans le giron du Monde en 2003, est devenu un "magazine de cultures générales", selon Fabienne Pascaud, directrice de la rédaction, interrogée par l'AFP. Souvent identifié comme magazine des bobos et profs socialistes, il est le premier hebdo d'actualité des cadres et cadres supérieurs. Pour Fabienne Pascaud, cette nouvelle formule est nécessaire pour "se positionner dans la presse d'aujourd'hui". "On a été copié, les +news+ ont fait de la télé, les journaux ont fait de la culture. Il faut que Télérama retrouve son identité, retrouver ce qui fait notre force, un positionnement culturel pur et dur", affirme-t-elle.

Bruno Patino, président directeur de la publication, souhaite faire retrouver "une certaine singularité" à ce magazine sociétal. De plus, souligne-t-il, "la consommation culturelle s'est modifiée et l'arrivée de la TNT imposait aussi ce changement". L'hebdomadaire compte désormais trois parties: magazine, cahier Critiques et programmes télé-radio, au lieu de deux précédemment. "La première partie raconte, la deuxième critique, la troisième oriente", explique M. Patino. La partie magazine repose sur le décloisonnement des genres, en étant "totalement dérubriquée thématiquement pour l'être journalistiquement", poursuit-il, avec reportages, portraits et rencontres. Trois faits de l'actualité socio-culturelle seront commentés.

Le cahier Critiques est étoffé (15 à 18 pages), avec des critiques sur le cinéma, art, livres, scène, musique, et introduisant internet. Pour Mme Pascaud, c'est un "Télérama qui va a contrario de ce qui se fait aujourd'hui, qui fait le pari de la critique, du fond, de l'exigence". Mme Pascaud résume cette nouvelle formule par "plus de clarté, plus de lisibilité". Le magazine, "plus varié, plus éclectique", fait le "pari de sortir les articles de leurs rubriques traditionnelles pour établir des passerelles entre les genres".

Autre nouveauté, "un parti-pris de traiter les cultures du quotidien, du mobilier urbain aux affiches de pub", afin d'essayer de "décrypter la société dans laquelle on vit". La partie programmes radio-télé, offrira plus de place à la TNT, une ouverture spécifique de 5-6 pages. Face à un lecteur téléphile et non téléphage, "il s'agit de l'aider à se retrouver, s'orienter dans la télévison et voir ce qu'on peut en tirer de meilleur", souligne Mme Pascaud. Autre objectif de cette nouvelle formule, "faire revivre Télérama en kiosque". Avec un très fort portefeuille d'abonnés (505.000) pour une diffusion de 641.133 exemplaires (OJD 2005-2006), l'hebdo souffre d'une érosion des ventes en kiosque. La maquette porte le changement rédactionnel et le logo est lifté.

La nouvelle formule (servie par une campagne médias de plus de 2 millions d'euros) est la "première étape d'une stratégie qui comprendra un volet web et web radio très important", poursuit Bruno Patino. Le web compte "deux millions de visites par mois, une fréquentation triplée ces deux dernières années", ajoute-t-il.
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