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Lundi 9 Octobre 2006 à 00:00

Le petit Grégory sur le devant de l'affiche 22 ans après sa mort

Le petit Grégory Villemin, assassiné en 1984 dans les Vosges, revient au coeur de l'actualité 22 ans après sa mort à la faveur d'un film de France 3 en six épisodes, de la sortie de trois livres et de la programmation de diverses émissions de radio et de télévision.

L'"affaire Grégory" débute le 16 octobre 1984, quand le corps de cet enfant de quatre ans est retrouvé ligoté dans une rivière vosgienne, la Vologne. Un "corbeau" revendique le crime dans une lettre adressée à Jean-Marie et Christine Villemin, les parents de l'enfant: "Voilà ma vengeance, pauvre con. C'est pas ton fric qui te rendra ton gosse. Tu mourras de chagrin, le chef". "Si celui ou celle que nous avons baptisé +le corbeau+ n'avait pas écrit ça, il n'y aurait sans doute jamais eu d'affaire Grégory.

Ni d'affaire Villemin. Ni de drame de Vologne. Ni de fait divers du siècle", écrit le journaliste Denis Robert dans "Au coeur de l'affaire Villemin", un ouvrage paru en octobre. Le meurtre du petit Grégory fait dès lors l'objet d'un battage médiatique sans borne, sur fond d'errements judiciaires et policiers. Le coupable ne sera jamais découvert. Bernard Laroche, corbeau présumé puis innocenté, sera tué à sa sortie de prison par le père du petit Grégory. La diffusion d'un film en six épisodes à l'automne sur France 3 va replonger l'Hexagone dans les affres de cette sombre affaire.

"Ce n'est pas une simple reconstitution d'un fait divers, mais une réflexion politique sur notre société", selon Vincent Meslet, directeur des programmes de la chaîne. Le téléfilm, dont la date de programmation est encore inconnue, a été réalisé à partir des livres de Jean-Marie Villemin et de Laurence Lacour, jeune journaliste au moment des faits, qui avait suivi cette affaire pour Europe 1. "Le bûcher des innocents", épuisé depuis 1993, est réédité en octobre dans une nouvelle mouture. "S'il n'y avait pas eu de film, il n'y aurait certainement pas eu de réédition, observe Laurence Lacour. Tous ces gens ont récupéré une vie à peu près normale.

Je ne voulais pas créer un évènement moi-même autour de mon livre." Le deuxième récit, qui traite de l'"hypertrophie médiatique" durant l'affaire Villemin, a été "rééquilibré", la cohérence juridique "retracée" et la situation "actualisée", selon son auteur. Le souci de véracité est identique pour le colonel Etienne Sesmat, capitaine de gendarmerie à Epinal au moment des faits, qui s'est mis en retraite en août pour que la parution en septembre des "Deux affaires Grégory" (Belfond) ne heurte pas son devoir de réserve.

Avec "Au coeur de l'affaire Villemin", Denis Robert, correspondant du quotidien Libération à l'époque, cherche également à donner des "explications", indiquant avoir "appris et désappris le métier de journaliste sur les bords de la Vologne". "Si je m'en suis sorti, c'est que je n'ai jamais donné mon avis", affirme-t-il. Ce soir lundi 7 octobre , France 2 consacre un numéro de son magazine Complément d'enquête sur les affaires Seznec, Dominici et...

Villemin sur le thème "Y a-t-il un droit à l'oubli ?", quand France Inter recevra le colonel Sesmat dans "La bande à Bonnaud". "Tout cela, c'est une affaire de fric, d'audimat", peste Me Gérard Welzer, l'avocat de la famille Laroche, dont la demande de visionnage du téléfilm avant sa diffusion sur France 3 a été refusée lundi par le tribunal de grande instance de Nancy. Et de rappeler que, 22 ans après, "l'affaire n'est pas encore finie judiciairement".
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