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Mardi 26 Décembre 2000 à 00:00

Panne de communication avec Mir

Une grosse panne de communication perturbe depuis hier lundi 25 décembre les contacts avec Mir, une première depuis la mise en orbite de la station russe il y a 15 ans, mais il n'y a pas de risque que la station retombe sur terre de façon incontrôlée, a affirmé mardi le Centre de contrôle des vols spatiaux (TSOUP).

En milieu de journée, le TSOUP précisait d'ailleurs qu'une séance de communication avec Mir s'était bien déroulée mardi et avait duré 17 minutes, soit le temps qui était prévu, mais qu'il était encore trop tôt pour dire si l'ensemble des problèmes techniques avaient été résolus.

C'est la première fois dans l'histoire de Mir, dans l'espace depuis près de 15 ans, que le contact est perdu avec la station, selon la porte-parole. "Il n'y a pas de risque d'une chute incontrôlée de Mir. La station qui se trouve à une hauteur de 315 kilomètres est en pilotage automatique jusqu'au 15 mars 2001", a déclaré à l'AFP une porte-parole du Centre de contrôle des vols spatiaux (TSOUP), Vera Medvedkova.

La station, qui tourne à vide depuis juin dernier, doit en principe être détruite vers le 27/28 février. La porte-parole a exclu que cette panne entraîne un report de la mise à mort programmée de la station. Le contact a été perdue avec Mir depuis 18H41 locales (15H41 GMT) lundi mais le TSOUP a réussi à le rétablir brièvement pendant 7 minutes mardi en début d'après-midi. "Cette situation n'est pas dangereuse", a affirmé Mme. Medvedkova. Le TSOUP prend contact avec Mir généralement une ou deux fois par jour, selon l'agence Interfax.

Depuis lundi, les scientifiques du TSOUP tentent toutes les heures et demie de reprendre contact avec la station. Si le problème de communications devait se prolonger, le TSOUP pourrait décider d'envoyer "une équipe de secours" de cosmonautes à bord de Mir, selon l'agence Interfax. Un tel envoi est prévu en cas de défaillance importante du système de commande ou de l'impossibilité d'effectuer l'arrimage entre la station et un vaisseau sans pilote.

Mir tourne à vide depuis le 16 juin 2000. Les Russes ont commencé depuis fin novembre à préparer la mort de Mir pour qu'elle soit détruite dans l'atmosphère fin février. Un vaisseau cargo Progress, chargé de donner la dernière impulsion à la station pour qu'elle soit détruite, doit être lancé fin janvier depuis le cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan, Asie centrale).

Il est prévu que les 130 tonnes de Mir se désintègrent dans les couches denses de l'atmosphère en milliers de morceaux. Certains de ces morceaux qui pèseront jusqu'à 700 kg, doivent retomber dans l'océan Pacifique, à 1.500 ou 2.000 km des côtes de l'Australie.

Les Russes ont décidé de détruire Mir, symbole de leur réussite dans l'espace, en raison d'un manque d'argent et pour des raisons de sécurité. Moscou est engagée dans le projet de la station spatiale internationale (ISS) qui a accueilli son premier équipage le 2 novembre dernier et n'a pas les moyens de financer les deux stations. Mir, dont le premier élément a été lancé le 20 février 1986, n'était à l'origine prévue que pour une exploitation de 5 ans. Elle a connu au cours de son exploitation de nombreux problèmes, notamment en 1997, lorsqu'un incendie et une collision se sont produits entre la station et un vaisseau de ravitaillement le 25 juin. Ajoutant à la légende de Mir, le couturier français Paco Rabanne avait prédit que le 11 août 1999, jour de l'éclipse solaire, la station Mir tomberait du ciel en flammes, détruisant Paris.
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