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Mardi 17 Octobre 2006 à 00:00

Nouveaux malheurs pour MetOp, avec un lancement stoppé in extremis

Le lancement d'une fusée russe Soyouz de nouvelle génération emportant le satellite météorologique MetOp a été suspendu in extremis, à quelques secondes de la fin du compte-à-rebours, venant alourdir la la liste de contre-temps dont le satellite européen a été victime.

L'arrêt du compte-à-rebours, décidé de manière automatique sur la base russe de Baïkonour (Kazakhstan), implique le report du lancement à une date ultérieure, a précisé Franco Bonacina, le porte-parole de l'Agence spatiale européenne (Esa). Les techniciens du Centre opérationnel de l'Esa, à Darmstadt (Allemagne), n'étaient pas en mesure d'expliquer immédiatement les raisons de l'arrêt. "Nos experts analysent la situation et espèrent pouvoir dire (...) si le lancement pourra s'effectuer demain (mercredi)", a ajouté François Maroquene, directeur des ventes et du marketing de Starsem, la société franco-russe qui commercialise les vols de la fusée Soyouz.

Initialement fixé à une heure, le délai nécessaire pour évaluer la gravité de la panne a été estimé dans un second temps à trois heures. Le lancement doit impérativement se faire à 16H28 GMT. Un lancement est donc encore possible mercredi ou jeudi. Mais après 52 heures sur le pas de tir, le lanceur doit être rentré à l'abri et faire l'objet d'une révision de fond, susceptible de reporter le lancement de plusieurs mois. MetOp, le satellite d'observation de la Terre le plus complexe jamais construit, devait emporter 13 instruments, dont les scientifiques attendent une moisson de données sur le changement climatique en cours et une amélioration de la qualité des prévisions météorologiques entre deux et cinq jours.

MetOp, qui devait initialement être mis sur orbite le 17 juillet a connu une série de malheurs: le lancement avait dû être repoussé une première fois en raison d'un problème sur le système de navigation inertielle (destiné à maintenir la fusée sur sa trajectoire), une deuxième fois pour un signal inquiétant sur un propulseur et une troisième fois en raison d'une anomalie survenue lors du compte à rebours dans les équipements au sol. Repoussé au début octobre, le lancement avait dû être une nouvelle fois décalé après que la partie supérieure du lanceur eut subi une chute de quelques centimètres lors de son transfert sur le train l'amenant au pas de tir.

La fusée Soyouz est pourtant connue pour sa grande robustesse et sa grande fiabilité. Le vol de mardi était le 1.714ème de ce lanceur, qui a amené Gagarine dans l'espace et n'a connu qu'un très faible taux d'échec. Mais le modèle qui devait être lancé mardi a été profondément modifié par rapport aux rustiques Souyouz traditionnelles. Il a été doté d'un système de contrôle électronique, qui doit permettre de mieux gérer le lanceur avec une coiffe (et donc une capacité d'emport) plus importante.

Un premier vol de cette Souyouz sophistiquée avait été réalisé avec succès en novembre 2004. Le deuxième, dans sa version 2-1-b, était prévue ce mardi. C'est cette version de Soyouz qui sera tirée dans les années à venir depuis le pas de tir européen de Kourou, en Guyane française.
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