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Jeudi 19 Octobre 2006 à 00:00

Empoignade entre chaînes autour des débats télévisés du PS

Accusation de "piratage", de "parasitisme" ou de "négoce", procédure judiciaire: la retransmission des débats entre candidats socialistes à l'investiture présidentielle provoque une empoignade entre les chaînes concernées.

Les chaînes parlementaires LCP-Assemblée Nationale et Public Sénat ont décidé mercredi d'intenter "une procédure en référé" devant le tribunal de commerce à l'encontre de BFM TV pour avoir diffusé en direct le premier de ces débats, mardi soir. "BFM TV a commis selon nous (Richard Michel et Jean-Pierre Elkabbach, président de Public Sénat, ndlr) un acte de piratage. C'est un acte de parasitisme brutal par un procédé technique qui s'assimile à une effraction", a déclaré à l'AFP M. Michel, président de LCP-AN. "Pour cette raison notre conseil va intenter au nom de LCP-AN et Public Sénat les procédures judiciaires adaptées pour que cela ne se reproduise plus, notamment par une procédure d'urgence en référé devant le tribunal de commerce", a-t-il ajouté.

M. Michel a annoncé saisir parallèlement "sur le plan réglementaire" le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Pour sa part, Alain Weill, président du groupe Nextradio auquel appartient BFM TV, a jugé "extrêmement grave" le dépôt éventuel d'une plainte de la part des chaînes parlementaires. "La mission de la chaîne parlementaire est de favoriser le débat public. Si elle en est réduite à le privatiser en signant des accords d'exclusivité avec certaines chaînes privées d'information, c'est très grave", a-t-il dit. Les chaînes parlementaires retransmettent intégralement et en direct les trois débats entre candidats.

Elles ont conclu un accord pour autoriser LCI (qui appartient au groupe TF1) à diffuser également en direct ces débats, sous plusieurs conditions, dont une participation aux frais et la présence à l'antenne des logos LCP et Public Sénat. Mardi, BFM TV avait annoncé avoir écrit au premier secrétaire du PS François Hollande "pour lui faire part de son mécontentement" suite à l'accord passé avec LCI et averti qu'elle se réservait la possibilité de retransmettre le débat en direct, en acquittant sa contribution aux frais techniques de diffusion. "Il s'agit du premier débat important de la campagne présidentielle et s'il y a déjà une forme de privatisation des émissions politiques, j'ai voulu marquer le coup", plaide M. Weill, faisant remarquer que LCI "appartient à un groupe influent".

A propos de l'accord avec LCI, M. Michel a indiqué pour sa part qu'il s'agissait "tout simplement d'un accord commercial" et que i-TELE (qui avait aussi protesté lundi) venait d'entreprendre une démarche "pour nous demander d'entrer dans le jeu". De son côté, le président du CSA Dominique Baudis a souligné que les chaînes parlementaires étaient "explicitement en dehors du champ de régulation" du Conseil. "On est sur une question de droit. Est-ce que la chaîne parlementaire a estimé que le signal a été piraté ? Estime-t-elle avoir subi un préjudice ? Peut-être et, à ce moment, elle en tirera les conséquences qu'il lui appartient de tirer".

Reste que si les chaînes parlementaires revendiquent un vrai succès pour le débat de mardi, en se fondant sur des chiffres d'un fournisseur d'offre ADSL, cette audience n'est pas chiffrée par Médiamétrie, l'organisme ayant le monopole de l'évaluation.
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