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Dimanche 29 Octobre 2006 à 00:00

La diffusion de "L'affaire Villemin" sur FR3 suscite des réactions divergentes

Rétablissement médiatique de la vérité pour les uns, course à l'audimat pour les autres: les réactions divergaient dimanche après le début de la diffusion par France 3 de "L'affaire Villemin", un téléfilm sur l'assassinat jamais élucidé du petit Grégory.

"Les deux premiers épisodes de ce film --qui en compte six-- diffusés samedi soir par la chaîne publique constituent un travail minutieux et sérieux", a commenté Me Thierry Moser, l'un des avocats des époux Villemin, parents du garçonnet de quatre ans et demi dont le corps avait été retrouvé le 16 octobre 1984, pieds et mains liés dans la Vologne, une rivière des Vosges. "Ils collent à 100% au dossier d'instruction dont ils constituent la traduction télévisuelle", a-t-il ajouté. "En montrant le calvaire enduré par mes clients, j'espère qu'il va permettre de remettre les pendules à l'heure et contribuer à rétablir la vérité. J'espère aussi qu'il va déclencher des révélations pour que cette douloureuse affaire trouve, enfin, son épilogue", a-t-il dit.

Dans un entretien publié la semaine dernière par le quotidien La Croix, Jean-Marie Villemin avait dit son "espoir que des témoins en relation avec la mort de Grégory puissent enfin parler, libérer leur conscience". "La diffusion de ce film et son retentissement peuvent, peut-être, déclencher des aveux", avait-il ajouté. Me Gérard Welzer, avocat de Marie-Ange Laroche et de ses deux fils, Sébastien et Jean-Bernard, a refusé pour sa part de s'exprimer. "Nous verrons mardi, après la diffusion de tous les épisodes, si nous réagissons au niveau juridique", a-t-il dit. La semaine dernière, l'avocat spinalien avait prévenu que "si la série devait porter atteinte à l'honneur de ses clients et/ou à la mémoire de leurs proches", il engagerait "immédiatement" une procédure.

En septembre, Mme Laroche et ses enfants avaient tenté d'obtenir, sans succès, de la justice un report de la diffusion du film pour s'assurer qu'il ne diffamait, ni ne portait atteinte à la présomption d'innocence de leur mari et père, Bernard. Mis en examen pour l'assassinat de Grégory et écroué en novembre 1984, Bernard Laroche avait été remis en liberté en février 1985 alors qu'une expertise graphologique semblait le disculper. Il avait été tué en mars suivant par Jean-Marie Villemin, condamné en 1993 pour ce meurtre par la cour d'assises de Dijon. Sur l'internet, les blogs étaient également partagés. "Ce n'est que du voyeurisme, une téléréalité malsaine, une course à l'audimat", affirme ainsi un internaute.

"J'en veux aux médias qui vous ont fait souffrir et ont sali la mémoire de votre fils", écrit un autre, estimant également que "la justice continue à mal faire son boulot", dans une allusion à l'affaire d'Outreau. "C'est une bonne chose de diffuser ce film. Des langues vont peut-être se délier", espère un troisième. Le sénateur (UMP) de la Meuse et ancien président de la région Lorraine, Gérard Longuet, s'est pour sa part dit "ulcéré et indigné" par le fait que Bernard Laroche ait été rebaptisé "Bernard Longuet" dans le téléfilm.

"C'est une faute de goût contre la région Lorraine que d'avoir donné le nom de celui qui fut son président pendant douze ans à un des personnages les plus impliqués dans l'affaire", a-t-il déclaré au quotidien L'Est républicain. Les quatre derniers épisodes de "L'affaire Villemin" seront diffusés dimanche et lundi soirs.
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