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Mardi 2 Janvier 2001 à 00:00

2001 pourrait sonner le glas des ".com"

La Silicon Valley, épicentre du boom de l'Internet, sent le vent tourner et les experts ne prévoient rien de bon pour 2001... Des experts vont jusqu'à pronostiquer la mort du libraire en ligne Amazon. Un ancien entrepreneur du secteur, Michael Wolff, aujourd'hui commentateur à la plume acerbe, va jusqu'à croire qu'il n'y aura plus d'industrie de l'Internet à la fin de cette année.

"L'une des erreurs du secteur des ".com" a été de croire que les entreprises de l'Internet étaient différentes de toutes les autres", selon M. Wolff. "Ces sociétés avaient convaincu les investisseurs qu'il y avait une valeur attachée à cette différence." Les ".com" se sont ainsi vendues en faisant croire que les règles qui avaient longtemps gouverné l'économie étaient remplacées par de nouveaux principes créés par l'internet, un concept notamment mis en avant par la revue spécialisée Business 2.0, publiée à San Francisco.

Début 1999, Amazon.com, la société de vente exclusivement en ligne qui paraissait connaître le plus grand succès, affichait une capitalisation boursière de 22,1 milliards de dollars, les investisseurs achetant 72 dollars d'actions pour chaque dollar de livres vendus. Mais en 2000, les sociétés de l'Internet se sont montrées incapables de générer des revenus répondant aux attentes des investisseurs, qui leur ont refusé de nouveaux fonds.

C'est ainsi que 496 ".com" ont licencié au total 41.515 personnes depuis décembre 1999, selon des chiffres publiés par Challenger, Gray et Christmas, une société basée à Chicago. Et les observateurs pensent que rien ne va arrêter le dégraissage. "Nous ne voyons rien qui va contrecarrer cette tendance en 2001", a déclaré John Challenger, fondateur de la société CCG. "Nous pensons même que cette tendance va s'accélérer en 2001", prédit-il.

Ainsi la capitalisation d'Amazon.com s'est effondrée à 6,19 milliards de dollars. Son action, qui avait attteint 91,5 dollars, n'en valait plus que 14,87 le 21 décembre dernier. Selon M. Wolff, la valeur de cette entreprise emblématique pourrait bien dégringoler jusqu'à un milliard de dollars et être suivi par son rachat par un groupe de distribution traditionnel, non centré sur l'Internet. "La vente d'Amazon sera le symbole de la mort du monde des point.com", selon lui.

Cette sombre prédiction est partagée par Ross Rubin, un chercheur de Jupiter Media Metrix, une autre société spécialisée dans la recherche de débouchés pour le secteur de la haute technologie. "Le sort d'Amazon sera partagé par le reste du secteur", estime-t-il. "Et 2001 pourrait bien voir la fin d'Amazon", ajoute-t-il. C'est à San Francisco et dans la Silicon Valley, considérés comme le berceau du secteur, que la crise pourrait avoir les plus grandes répercussions.

L'an dernier, les 1.048 entreprises de l'Internet de San Francisco ont généré un revenu de 5,7 milliards de dollars, dont 2 milliards de salaires pour quelque 40.000 employés du secteur, selon l'organisation locale San Francisco Partnership. En comparaison, le commerce de détail de la ville avait généré en 1999 un revenu légèrement inférieur, d'un montant de 5,4 milliards de dollars. Mais aujourd'hui, on ne compte plus les enseignes de sociétés qui, comme Productopia et Pets.com, ont mis la clé sous la porte. Et le site "Craig's List," une référence pour le marché de l'emploi et l'immobilier de la ville, recense un nombre croissant d'appartements vides et une chute du nombre des offres d'emploi. "Nous assistons à des dérapages dangereux", confirme Craig Newmark, propriétaire du site. "Les gens s'inquiètent".
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