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Samedi 25 Novembre 2006 à 00:00

Les scénaristes veulent profiter du renouveau des séries TV françaises

Les séries télévisées françaises sont en plein renouveau, dans le sillage des séries américaines à succès: les scénaristes, qui estiment souvent être "le parent pauvre" de la fiction, veulent profiter de ce réveil.

Ils ont ainsi organisé pour la première fois cette année leur festival à Aix-les-Bains (Savoie) mi-octobre, "Scénaristes en séries". Il s'agit de "mettre en avant leur métier" à travers les séries, "support le plus important du moment en terme de volume d'écriture et de diffusion", expliquent-ils. "On est tous à un moment où l'on veut changer les choses. Les séries américaines nous donnent des coups de pied aux fesses", note Perrine Fontaine, directrice de la fiction à France 2. Cantonnées longtemps sur les chaînes du câble, les séries américaines de la nouvelle génération ("Lost", "Grey's Anatomy", "FBI", "Desperate Housewives", "Prison Break"...) occupent une place croissante sur les chaînes hertziennes et insufflent un ton nouveau à la fiction française. "On sent un pas en avant net", souligne Didier Cohen, qui a écrit des scénarios de "L'instit" ou "Quai n°1". "On ouvre enfin la porte à d'autres univers que celui du policier", remarque-t-il.

Les nouvelles séries françaises font une incursion dans le paranormal ("David Nolande" France 2), l'Elysée ("L'Etat de Grâce" France 2) ou encore les services secrets ("Sécurité intérieure" Canal+). Autres nouveautés de ces séries: le format (en 52 minutes au lieu du 90 minutes), l'abandon du héros récurrent (du type "Julie Lescaut", "L'instit" ou "Louis la brocante"...) au profit d'un groupe de personnages, et l'évolution de ces personnages tout au long de la série. "Navarro", qui a fait les beaux jours de TF1 depuis 1989, a ainsi subi une cure de rajeunissement: elle est remplacée par "Brigade Navarro", série dérivée dont chaque épisode dure 52 minutes. Le héros récurrent, "phénomène très français", "est figé" alors que les personnages des séries américaines évoluent au fil des épisodes, remarquait récemment Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction sur Canal+. "Or on a à la télévision une durée que le cinéma n'a pas et qui a rarement été utilisée".

"Nous sommes optimistes pour l'avenir, pourvu que (les scénaristes) soient associés" à ce renouveau des séries, déclare Didier Cohen. "Il faut que les diffuseurs nous fassent plus confiance". Car nombreux sont ceux de ses confrères qui regrettent la frilosité des producteurs et des chaînes. "Les questions que se posent les diffuseurs, ce sont +est-ce que l'héroïne est attachante?+ et +va-t-on zapper au bout de 4 minutes?+. Du coup, la révolte adolescente se résume à porter un pantalon baggy au milieu des fesses...", s'agace Marie-Anne Le Pezennec, co-scénariste de "Dolmen" (TF1). En France, "on compartimente et on aboutit à des structures plus rigides", regrette par ailleurs Valérie Fadini, co-scénaristes de deux épisodes de "David Nolande". Scénariste, réalisateur, producteur et diffuseur travaillent les uns après les autres, et non pas ensemble, renchérit Nicole Jamet.

Et beaucoup de citer, une fois encore, l'exemple des Etats-Unis, où une série se développe souvent sous la tutelle du scénariste-concepteur, responsable du ton global des épisodes, du casting jusqu'au montage: Marc Cherry pour "Desperate Housewives", Ryan Murphy pour "Nip and Tuck"...
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