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Mercredi 3 Janvier 2001 à 00:00

La crise de la télévision publique tchèque s'enlise

Les quatre dirigeants des principales forces politiques tchèques ne sont pas parvenus mardi 2 janvier à désamorcer la crise qui secoue la télévision publique CT dont l'indépendance serait menacée.

Alors que le soutien aux journalistes en grève ne cessait de prendre de l'ampleur, les dirigeants des quatre formations - le chef du Parti démocratique civique (ODS) et président de la Chambre des députés Vaclav Klaus, le Premier ministre et leader du Parti social-démocrate (CSSD) Milos Zeman, Jan Kasal de l'Union chrétienne-démocrate (KDU-CSL) et Karel Kuhnl de l'Union de la Liberté (US) , s'étaient réunis pour discuter du mouvement de protestation des journalistes et de l'indépendance des médias.

Les journalistes occupent depuis un peu plus d'une semaine les studios de la chaîne de télévision publique CT pour obtenir la démission du nouveau directeur général, Jiri Hodac, proche du principal parti de droite ODS de Vaclav Klaus. Ils considérent son élection comme une atteinte à l'indépendance de la rédaction. La réunion s'est soldée par un échec : les représentants des quatre formations ont rejeté un compromis proposé par M. Klaus, dont le parti est au centre de la controverse.

Ce compromis prévoyait le maintien à son poste de Jiri Hodac, élu le 20 décembre dernier. "La condition préalable à toutes les discussions sur un compromis est la démission inconditionnelle de Jiri Hodac", a déclaré Jan Ruml, sénateur et ancien dirigeant de l'Union de la Liberté (US). Le président tchèque Vaclav Havel a apporté son soutien à la cause des grévistes la semaine dernière, en affirmant que l'élection de M. Hodac à la tête de la télévision par le Conseil de la CT "était peut-être conforme à la lettre de la loi", mais "contraire à son sens et à son esprit".

Toutefois, invité à un débat diffusé mardi en fin d'après-midi par la radio publique CRo, son entourage indique qu'il a refusé d'y participer pour ne pas être contraint de "s'exprimer publiquement" sur la crise. Le Premier ministre Zeman, dont le gouvernement minoritaire social-démocrate est au pouvoir grâce à un "pacte de stabilité" signé en juillet 1998 avec M. Klaus, a souligné que le cabinet examinerait mercredi un projet de nouvelle loi sur la télévision publique qui "pourrait ouvrir la voie vers une solution".

Le texte devrait faire l'objet d'un vote à la Chambre des députés "aussi raidement que possible", a estimé M. Zeman. Mercredi dernier, la direction du Parti social-démocrate de M. Zeman avait appelé M. Hodac à démissionner afin de "débloquer" la situation. Plusieurs membres du cabinet, notamment le ministre de la Culture Pavel Dostal et le vice-Premier ministre Pavel Rychetsky, ont publiquement réclamé la démission ou la destitution de M. Hodac.
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