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Mardi 5 Décembre 2006 à 00:00

A J-1, excitation et stress font vibrer la rédaction de France 24

Une ruche, bourdonnante, affairée.

A la veille du lancement de France 24, la première chaîne française d'information internationale en continu, excitation et stress font vibrer la rédaction composée de 170 journalistes d'une trentaine de nationalités différentes. "Je suis ému et un peu anxieux", confie à l'AFP Alain de Pouzilhac, le président du directoire de la chaîne qui se lance mercredi sur internet (http://www.france24.com), puis jeudi sur le câble et le satellite, en français et en anglais. "C'est comme un bébé qui arrive. On a envie de le voir, de le serrer dans ses bras", dit-il le regard pétillant. "Il y a un an, on était trois, on n'avait pas de bureau, on travaillait dans ma salle à manger", se souvient l'ancien pdg d'Havas.

La chaîne est installée depuis septembre dans des locaux flambant neuf à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Dans les couloirs, des ouvriers s'activent encore avec leurs perceuses, au milieu des câbles. Des agents d'entretien astiquent avec soin les grandes parois vitrées de la salle de rédaction à la veille du grand jour. Conférence du matin dans le bureau de Grégoire Deniau, directeur de la rédaction de France 24. En dominante, le coup d'Etat aux îles Fidji. "On a été très réactif là-dessus", relève Gérard Saint Paul, directeur général chargé de l'information et des programmes. De son bureau, le directeur de la rédaction a un oeil sur les écrans de ses concurrents, CNN, Al Jazira, BBC World. Justement une publicité pour France 24 est en train de passer sur la chaîne britannique.

"Ca roule plutôt bien", explique à l'AFP Grégoire Deniau. La chaîne tourne à blanc depuis un mois. "Le plus compliqué a été de se familiariser avec la technique car c'est une chaîne 100% informatique", poursuit-il en soulignant que tous les journalistes ont reçu une formation pour utiliser ce matériel. L'alchimie entre les rédactions francophone et anglophone, qui travaillent totalement en parallèle, "se fait très bien", souligne-t-il. "Chacun apprend quelque chose de l'autre. Cela crée une émulation et un échange", ajoute-t-il. Natacha Butler, présentatrice pour l'édition en anglais, travaille main dans la main avec Vanessa Burggraf, son alter ego pour le journal en français. "Nous discutons entre nous pour déterminer les dominantes, nous cherchons un équilibre entre les points de vue", explique la jeune anglaise tandis que la française se dit "très excitée" de participer à l'aventure de France 24, ce "melting pot culturel".

La chaîne entend porter un "regard français" sur l'actualité internationale, rappelle Alain de Pouzilhac. "On peut dire qu'il repose sur trois valeurs: la diversité des points de vue, le sens du débat, la culture et l'art de vivre alors que les anglo-saxons privilégient l'unité de vue, les faits bruts et l'économie", déclare-t-il. Marc Owen, présentateur pour l'édition anglaise, venu de la chaîne britannique ITV, souligne que les Français ont souvent une approche "plus balancée" des problèmes alors que les anglo-saxons sont "plus tranchants et directs" en matière d'information. Mais ce n'est pas parce que France 24 est née d'une volonté politique et que la chaîne bénéficie d'un financement public que cela va avoir "une grande influence", ajoute-t-il.

"Moi, je suis de Liverpool, j'ai une nature très indépendante. Je n'ai aucune intention de faire quelque chose qui ne serait pas conforme aux règles journalistiques", souligne-t-il.
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