Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Mercredi 17 Janvier 2007 à 00:00

Lagardère: la nouvelle stratégie médias s'annonce dure pour certains titres

La stratégie du nouveau pôle médias du groupe Lagardère (activités presse écrite et audiovisuelle), qui devrait être dévoilée le 25 janvier, s'annonce douloureuse pour certains titres de la presse magazine dont la diffusion baisse, a indiqué mardi son patron, Arnaud Lagardère. "Il y aura des changements inévitables, probablement durs pour certains. Ils seront annoncés le 25 janvier", a déclaré Arnaud Lagardère lors d'un déjeuner de presse avec l'Association des journalistes médias (AJM). Face à la "baisse sensible" de diffusion des magazines et des journaux et à la "numérisation de la société, si la presse ne bouge pas, elle est condamnée", a averti l'industriel français. A la question: "Y aura-t-il des fermetures de titres?", M. Lagardère a répondu: "Oui", sans plus de précision. Le groupe doit se réunir le 25 janvier avec les analystes financiers, les investisseurs et les actionnaires. Avant cette réunion, les instances représentatives du personnel seront informées du projet, lors des comités d'entreprises des deux branches du pôle média. Arnaud Lagardère a décidé en septembre 2006 de marier ses entreprises presse écrite (Hachette Filipacchi Médias, HFM) et audiovisuelle (Lagardère Active), afin de "relever le défi du numérique". Ce pôle médias est présidé par Didier Quillot, issu des télécoms. "Il y aura une rationalisation du portefeuille et de la géographie", a expliqué M. Lagardère, qui pourrait réduire sa présence dans le monde. Premier éditeur mondial de magazines, il est actuellement présent dans une quarantaine de pays, avec 12.500 salariés. Le pôle écrit de Lagardère emploie près de 10.000 salariés, dont 4.500 en France. Il possède des titres comme Paris-Match, Télé 7 Jours, Elle, le Journal du Dimanche (JDD), plusieurs quotidiens régionaux. "Le JDD nous a toujours coûté de l'argent mais il est leader dans son domaine, donc on le garde", a précisé l'industriel français. Lagardère va également donner "une nouvelle chance, peut-être la dernière", au mensuel de cinéma Première, en difficultés. Le groupe veut se concentrer sur des lignes éditoriales "plus restreintes" tout en conservant ses "lignes fortes" (femmes, automobile ou décoration). M. Lagardère voudrait "ne plus considérer les journalistes uniquement en fonction du support dans lequel il écrit", mais plutôt en fonction du "contenu". "Il ne faut pas avoir la nostalgie du papier. Dans certaines lignes éditoriales, comme les magazines télé, le papier est amené à disparaître", a-t-il commenté. "Sinon on va se faire manger par les +google et compagnie+", a-t-il martelé. Le groupe ne devrait cependant pas se développer vers le web 2.0 (sites communautaires), car "il pose des questions sur la véracité des informations". Concernant l'avenir du pôle audiovisuel (20% dans le groupe CanalSat/TPS, Europe 1, Europe 2, RFM, ainsi qu'un éventail de chaînes thématiques), M. Lagardère s'est montré plus flou. "Notre stratégie est d'être le moins clairs possible, pour bouger là où on ne nous attend pas", a-t-il commenté, précisant que Lagardère était "intéressé" par les chaînes autres que les 5 grandes chaînes hertziennes. Sur l'avenir des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), dont Lagardère est actionnaire à 49%, l'industriel doit rencontrer lundi le ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres. "On a besoin de l'aide de l'Etat", a dit M. Lagardère. Le plan stratégique censé assurer la pérennité des NMPP est "le plan de la dernière chance, qui va nécessiter des sacrifices importants", a-t-il conclu.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution