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Jeudi 18 Janvier 2007 à 00:00

Equité des temps de parole: pas toujours facile à appliquer pour les télé

Surveillées par le CSA, les grandes chaînes de télévision s'efforcent de respecter le principe d'"équité" des temps de parole des candidats à la présidentielle exigé pour cette période, au prix de certaines contorsions notamment pour la couverture des petits prétendants.

"Il n'y a pas un pays au monde où il y a une surveillance aussi attentive du pluralisme politique", affirmait le 11 janvier devant la presse Dominique Baudis, président sortant du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. "On doit être la seule démocratie à être aussi encadrée et surveillée" dans ce domaine, confie à l'AFP Arlette Chabot, directrice de l'information de France 2. "On respecte le pluralisme mais il faut nous laisser faire notre métier", ajoute-t-elle. Le CSA élabore un décompte très précis des temps de parole et d'antenne des candidats et de leurs soutiens, pour cinq grandes chaînes (TF1, France 2, France 3 national, Canal+ en clair et M6).

Pour les autres télévisions et les radios, le CSA travaille à partir de données communiquées par celles-ci. Pour le mois de décembre, le CSA a relevé une "bipolarisation excessive" de certaines chaînes au profit des deux principaux candidats. Le CSA dénombrait alors quarante candidats "déclarés et présumés". A charge pour les chaînes de veiller à les traiter avec "équité", en fonction notamment de leur score éventuel à la présidentielle de 2002, des résultats de leur parti et de sa représentation parlementaire, ou encore de la dynamique de leur campagne.

Pour répondre aux exigences du pluralisme, les grandes chaînes disposent en permanence d'un système de comptage. "Mais on fait plus attention actuellement pour éviter les critiques", souligne Arlette Chabot. "On compte tous les jours, on fait un bilan hebdomadaire", poursuit-elle. A France 3 (national), deux personnes chronomètrent journaux, magazines et émissions, et établissent un chiffrage chaque semaine, explique à l'AFP Jean-Michel Blier, chef du service politique de la chaîne. A partir de ce "tableau de bord hebdomadaire", la chaîne peut rectifier éventuellement le tir, notamment sur le temps de parole, critère "le plus retenu par le CSA", relève-t-il.

François Bachy, rédacteur en chef du service politique de TF1, reçoit un relevé tous les jours d'une cellule de trois personnes. "Cela permet de réagir, d'ajuster", explique-t-il. Mais parfois les candidats ne font rien. "En décembre, Jean-Marie Le Pen a pris quinze jours de vacances juste avant la trève des confiseurs", relève François Bachy. D'où un certain retard "mécanique" de temps de parole pour le leader du Front national le mois dernier sur plusieurs chaînes. Certains "moyens candidats" se plaignent de ne pas être assez bien traités. "Mais il y a rien pour l'instant dans leur agenda qui puisse nous amener à les suivre et à faire des reportages", relève Jean-Michel Blier. Pour les tout petits candidats, "on est dans le volontarisme total", poursuit-il.

"Le CSA fait comme si ils allaient avoir les 500 signatures exigées pour se présenter. C'est la limite de l'exercice. Donner de la place à X ou Y que personne ne connaît, c'est un vrai souci", remarque-t-il. "Il ne faudrait pas qu'on soit obligé de perdre tout sens journalistique parce qu'on est obsédé par les temps de parole. Il y a aussi l'actualité", souligne Arlette Chabot. A partir du 20 mars, date de la publication de la liste officielle des postulants à l'Elysée, les médias audiovisuels seront tenus de respecter "l'égalité des temps de parole".
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