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Samedi 20 Janvier 2007 à 00:00

Musique numérique: c'est quand le bonheur ?

Le 41e Midem s'ouvre ce week-end à Cannes alors que 2006 a été marquée par une nouvelle baisse des ventes de disques, qui n'est toujours pas compensée par internet et la téléphonie mobile bien que l'industrie de la musique en attende monts et merveilles depuis plusieurs années.

Le Marché international du disque et de l'édition musicale débutera dimanche, précédé samedi par le MidemNet, consacré aux nouvelles technologies. Cette grand-messe annuelle est l'occasion pour l'industrie de tenter de cerner les grandes tendances à venir, une gageure dans un secteur bouleversé par les nouvelles technologies. Ses mutations constantes ne permettent pas à ses acteurs d'avoir une vision claire de l'avenir et empêchent l'émergence d'un modèle économique pérenne. Du coup, l'industrie procède par conjectures et le cherche à tâtons.

En France, après une année 2005 presque stable, les ventes physiques se sont effondrées de 14% en valeur et 27% en volume en 2006 (chiffres de gros hors taxe, livraisons des maisons de disques aux magasins). Le marché a perdu 40% de sa valeur en quatre ans. Si le numérique (internet et téléphonie mobile) a augmenté de 40% et pèse près de 45 millions d'euros (gros hors taxe), il ne représente encore que 5% du secteur (20% aux Etats-Unis, un motif d'espoir pour les producteurs français). Idem dans le monde: les revenus du numérique ont doublé en 2006 (2 milliards de dollars et 10% du marché total contre 1,1 milliard et 6% en 2005) mais ne compensent pas la baisse des ventes physiques.

A côté du développement des plates-formes de téléchargement légal, l'industrie observe donc d'un oeil attentif les phénomènes qui agitent internet, comme les sites communautaires YouTube et MySpace, afin de savoir comment elle pourrait en tirer des revenus. De même, la musique gratuite, financée par la publicité, est un modèle auquel les maisons de disques commencent à s'intéresser. "Toutes sortes de nouveaux modèles sont à l'essai mais tant qu'il existe un modèle gratuit, il sera très difficile de les faire vivre", estime le président de la branche française de la "major" Sony-BMG, Christophe Lameignère, également président du syndicat des plus gros producteurs français (Snep).

La bête noire de l'industrie reste le téléchargement gratuit via les réseaux peer-to-peer (P2P), d'ordinateur à ordinateur. Dans ce contexte, VirginMega et Fnacmusic, numéros 2 et 3 de la vente de musique en ligne en France derrière Apple et son site iTunes, ont lancé un pavé dans la mare en début de semaine. En vertu d'un accord avec des labels indépendants, ils vont vendre des morceaux au format MP3, c'est-à-dire sans DRM, verrous que les plus grosses maisons de disques estiment nécessaires pour protéger les fichiers, mais qui en restreignent les conditions d'utilisation par l'acheteur.

Face à la crise, l'industrie doit rapidement trouver la parade, un enjeu qui pourrait devenir vital. La semaine passée, la "major" EMI a annoncé un plan de restructuration avec des suppressions d'emploi. Les conférences du Midem aborderont d'autres thèmes, comme le lien entre musique et images (jeux vidéos, films...), la musique "live", toujours en pleine expansion, ou les contrats (thème symptomatique des bouleversements du secteur).

Parmi les conférenciers, on attend Jacques Attali, le maître du funk George Clinton ou Will.i.am, du groupe Black eyed peas. Enfin, le Midem rendra hommage au fondateur du festival de jazz de Montreux, Claude Nobs, désigné "homme de l'année", ainsi qu'au compositeur Henri Dutilleux, qui aura 91 ans lundi.
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