Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Jeudi 25 Janvier 2007 à 00:00

Michel Boyon, un énarque spécialiste de l'audiovisuel à la tête du CSA

Michel Boyon, 59 ans, nommé mercredi président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) en remplacement de Dominique Baudis, est un spécialiste de l'audiovisuel, même s'il a fait le tour des cabinets ministériels et préside depuis plus d'un an Réseau ferré de France.

Président du conseil d'administration de RFF depuis septembre 2005, il était auparavant directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre. Mais il a fait une bonne partie de sa carrière dans l'audiovisuel. Dès son entrée à RFF, où il avait remplacé au pied levé Jean-Pierre Duport, on le donnait déjà partant pour le CSA. "On annonçait son départ le jour de sa nomination", note un connaisseur du monde ferroviaire. En succédant à Dominique Baudis, Michel Boyon revient donc dans son univers de prédilection. Cet énarque grisonnant a été président de Radio France (1995-1998), membre du conseil d'administration de France 2 (1993-1996) et de l'Agence France-Presse (1994-1998).

Pour le député UMP Patrick Ollier, président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale et membre du conseil d'administration de la SNCF, Michel Boyon est un homme "calme en toute circonstance", dont la "discrétion" et "l'humilité" confinent parfois à l'austérité. Lorsqu'il était directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, poursuit-il, Michel Boyon était "un roc solide qui permettait d'absorber les vicissitudes" du monde politique, gardant ses distances par rapport aux événements. "Ce n'est pas un homme pressé, c'est plutôt un homme réfléchi", résume Patrick Ollier. Un haut responsable du monde ferroviaire voit aussi en lui un "pince sans rire" doté d'un "humour assez acerbe".

Outre son passage dans plusieurs entreprises de presse, Michel Boyon avait été chargé d'un rapport sur la télévision numérique terrestre (TNT). Après la publication, en octobre 2002, de ce rapport qui prévoyait le déploiement de la TNT en 2004, il avait été chargé en juin 2003 d'une "mission d'accompagnement de la mise en place" de la TNT. Malgré sa connaissance de la presse et de la télévision, sa nomination à la tête du CSA fait grincer quelques dents, notamment dans les rangs des députés socialistes. Certains voient d'un mauvais oeil l'arrivée d'un homme qui a présidé en 1986 à la privatisation de la première chaîne, devenue TF1.

Michel Boyon a dirigé le cabinet de François Léotard, alors ministre de la Culture et de la Communication, lors de la première cohabitation (1986-1988) et a joué, à ce titre, un rôle déterminant dans la conception de la loi sur la communication audiovisuelle de 1986, dite "Loi Léotard", qui a provoqué d'importants bouleversements dans le secteur audiovisuel et organisé la privatisation de TF1. Fils d'un universitaire et d'une professeur, il a fait ses études à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris avant d'intégrer l'ENA dont il sort en 1970 (promotion Robespierre) pour devenir auditeur au Conseil d'Etat.

Giscardien, il a fait son entrée dans les cercles ministériels en 1976, d'abord au ministère de l'Industrie et de la Recherche (1976-1977), puis au ministère de la Culture et de l'Environnement (1977-1978), enfin au ministère de l'Environnement et du Cadre de vie, de 1978 à 1981. Il a également présidé la commission d'aide aux entreprises de presse (1993-1996). Michel Boyon est marié et père de deux enfants.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution