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Jeudi 25 Janvier 2007 à 00:00

9.500 participants au Midem, autant de questions pour l'industrie musicale

Quelque 9.500 participants de 91 pays ont assisté au 41e Midem (Marché international du disque et de l'édition musicale) à Cannes, qui a cristallisé les innombrables questions, pour l'heure sans réponse, auxquelles fait face une industrie en crise et en pleine mutation.

Le nombre de participants (9.452) a baissé par rapport à 2006 (9.798) alors que le nombre de sociétés est resté stable (4.606 contre 4.627), preuve que celles-ci regardent à la dépense et envoient moins de monde sur la Croisette. En revanche, le MidemNet, forum consacré aux nouvelles technologies samedi et dimanche, a connu une hausse de fréquentation: 1.322 contre 1.206 personnes. Signe que l'industrie musicale cherche son salut du côté du numérique. Entre 2000 et 2005, le marché mondial du disque a perdu 23% de sa valeur, un mouvement de fond qui s'est poursuivi en 2006 (-10,7% en France) et que l'industrie attribue aux échanges gratuits de musique sur les réseaux internet P2P.

Or, même s'ils ont doublé en 2006 pour atteindre 2 milliards de dollars, les revenus du numérique (internet et téléphonie mobile) n'ont pas compensé la chute du marché physique. L'industrie cherche donc désespérément le nouveau modèle économique qui lui ouvrira le chemin vers la Terre promise du numérique. "Il n'y aura pas un seul modèle économique mais plusieurs, a commenté mercredi la directrice du Midem, Dominique Leguern. Mais personne ne peut prédire lesquels, c'est trop compliqué dans un monde où les technologies avancent si vite que les maisons de disques doivent s'adapter tous les jours".

Marc de café, runes ou boule de cristal: ces oracles sont infiniment plus rudimentaires que les baladeurs MP3 ou les téléphones mobiles dont l'industrie attend tellement. C'est pourtant bien à eux et à la pure conjecture qu'elle est obligée de s'en remettre pour tenter de deviner son avenir. Pour certains, la musique va immanquablement devenir gratuite et l'industrie tirera ses profits de la publicité, des équipements électroniques (sur le modèle du succès de l'iPod d'Apple) et des concerts, secteur toujours plus florissant. Jacques Attali a défendu ce point de vue samedi.

D'autres pensent que l'offre de musique numérique doit coller au plus près à la demande du consommateur, appelé à devenir de plus en plus acteur du marché. Autre débat d'importance, l'usage des DRM, verrous qui empêchent le piratage des fichiers numériques mais restreignent leur utilisation par le consommateur. Selon leurs contempteurs, ils freinent l'explosion du marché numérique. Contrairement à de nombreux labels indépendants, les "majors" du disque disent cependant ne pas vouloir y renoncer pour l'instant.

Une chose semble se dessiner dans ce brouillard: la perte d'influence des "majors", qui vont sans doute devoir, dans les années à venir, partager leur pouvoir sur la distribution de musique avec d'autres acteurs, dont les entreprises de télécommunications. Reste que cette mutation ne se fera pas sans dommage. Le numéro trois mondial du disque, EMI, a annoncé mi-janvier un plan de restructuration et des suppressions d'emplois "significatives". Rien qu'en France, les producteurs estiment que la filière musicale dans son ensemble a perdu 30.000 emplois en quatre ans.

"Vingt-sept pays étaient représentés par des officiels cette année au Midem, ce qui dénote une préoccupation croissante des politiques pour les problèmes de l'industrie et la situation de l'emploi qui y est liée", a souligné Mme Leguern.
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