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Jeudi 15 Février 2007 à 00:00

Nouvelle ère pour la téléphonie mobile, qui doit collaborer avec internet

Ne plus garder jalousement ses clients mais apprendre à collaborer avec d'autres industries, en premier lieu internet: c'est la bonne résolution que doit prendre la téléphonie mobile, dont le congrès mondial s'est achevé jeudi à Barcelone, pour assurer son avenir.

Durant le congrès, qui a accueilli en quatre jours 65.000 professionnels et 1.100 entreprises, les appels du pied se sont multipliés à l'égard des opérateurs mobiles de la part d'autres secteurs désireux de plus de partenariats. "Nous sommes prêts à collaborer", a assuré Edgar Bronfman, PDG de la maison de disques Warner Music, insistant sur l'"énorme opportunité" que représente selon lui la musique pour le mobile. Même plaidoyer de la part de Marco Boerries, directeur de l'activité "Vie connectée" du géant de l'internet Yahoo!: "Le mobile est notre priorité absolue", a-t-il déclaré.

Tous deux ont affirmé "partager les mêmes buts" que la téléphonie mobile: créer plus de revenus et gagner des clients. Ainsi courtisés, les opérateurs, auparavant méfiants vis-à-vis d'internet, commencent à se laisser tenter: la concurrence et la régulation ayant fait baisser les tarifs d'appels, ils doivent créer des services pour générer de nouveaux revenus. Mais le succès n'est pas au rendez-vous: seuls 10% des utilisateurs de mobile se connectent à internet depuis leur téléphone et la proportion est inférieure pour la musique ou la vidéo sur mobile.

La raison invoquée par M. Bronfman, concernant la musique, est valable pour les autres services: "C'est cher, compliqué et lent". Les premiers partenariats, noués notamment entre Vodafone et Yahoo! ou entre Orange et Microsoft, devront être approfondis: "Les opérateurs doivent abandonner leur modèle économique, car c'est ainsi que les usages (des services) vont décoller", estime Jean-Philippe Bouchard, analyste chez IDC, qui prône une tarification fondée sur de l'illimité, comme dans l'ADSL. Difficile à avaler pour les intéressés, qui ont passé des années et dépensé des milliards pour construire leurs réseaux et conquérir leur clientèle, avec une facturation à l'acte ou à la minute.

Avec une audience mondiale de 2,6 milliards de personnes et le potentiel d'équiper presque toute la planète en 2010, les acteurs du mobile semblent en position de force. Internet, quant à lui, est le royaume du tout-gratuit, financé par la publicité. Mais Yahoo! a proposé cette semaine un modèle à mi-chemin entre les deux. "L'internet sur mobile ne va pas devenir une fonctionnalité gratuite", a promis M. Boerries en annonçant le lancement d'une plateforme publicitaire sur mobiles dans 19 pays, qui permettrait d'abaisser les tarifs du service: le modèle reste à éprouver, car la publicité sur mobile est balbutiante.

Il faut aussi résoudre l'épineuse question du partage des revenus. "La question est: à qui appartient le client?", s'est interrogé Hamid Akhavan, directeur technique de l'opérateur allemand T-Mobile. La séduction commence à faire effet: "Nous devons évoluer ensemble, qu'il s'agisse de Yahoo!, Google ou Disney, car ils arrivent tous dans notre espace", a concédé Arun Sarin, PDG de l'opérateur britannique Vodafone. Si internet et mobile arrivent à s'entendre, les perspectives sont impressionnantes, surtout dans les marchés émergents, comme l'Inde ou la Chine, où les habitants n'ont souvent pas de PC... le mobile sera leur unique moyen d'accéder à internet.
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