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Samedi 24 Février 2007 à 00:00

Les salariés d'Europe 1 inquiets pour l'emploi sur fond d'effritement de l'audience

Un projet de réduction d'effectif évoqué par le groupe Lagardère devant des salariés d'Europe 1 soulève l'inquiétude du personnel de cette radio, dont l'audience s'effrite depuis quelques mois.

Depuis janvier, plusieurs assemblées générales --peu fréquentes habituellement-- ont eu lieu à Europe 1, a indiqué à l'AFP Olivier Samain, délégué SNJ. Une menace de grève a même été brandie. A la suite d'une AG la semaine dernière, "la direction a accepté d'ouvrir les négociations" au sujet des effectifs de la radio, qui compte 180 journalistes, animateurs et assistants, a ajouté le syndicaliste. Quelque 250 autres personnes sont employées dans les services techniques, ressources humaines, financiers et juridiques. Fin janvier, dans le cadre du plan d'économies sur trois ans destiné à relever le défi du numérique, le président du nouveau pôle médias de Lagardère, Didier Quillot, avait évoqué au comité d'entreprise d'Europe 1 un projet de "guichet de départs volontaires", a rappelé Olivier Samain.

Lagardère Active Media, le pôle médias de Lagardère (dont dépend Europe 1), prévoit la suppression de 7 à 10% de ses effectifs mondiaux. Mais "Europe 1 n'est pas dans le même cas" que d'autres entités du pôle médias de Lagardère car "la mutation vers le numérique a démarré il y a déjà 15 mois", a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Elkabbach, président de la station. "Nous n'avons ni le même calendrier, ni la même dynamique". "Il n'y a pas de réduction d'effectif" actuellement, a-t-il ajouté. S'il y a un GPEC (une négociation visant à adapter les compétences des salariés à l'évolution des emplois dans l'entreprise), "et s'il y a des gens qui veulent alors partir volontairement, alors ils partiront", a déclaré Jean-Pierre Elkabbach. "Mais nous n'en sommes pas là et pour le moment le problème ne se pose pas", a-t-il martelé.

Les syndicats déplorent également des départs non remplacés. Le nombre des journalistes est certes le même qu'il y a deux ans mais des postes restent vacants au reportage, selon Olivier Samain. "On estime qu'il faudrait créer 28 postes, dont 10 de journalistes, pour faire convenablement notre travail", déclare-t-il. "On a déjà largement donné en matière d'économies", ajoute le syndicaliste, rappelant qu'il y a trois ans, lors de l'arrivée d'Arnaud Lagardère à la tête du groupe, les hausses générales de salaires avaient été supprimées.

Les rémunérations ne sont en revanche pas gelées, souligne Jean-Pierre Elkabbach, qui vient de procéder à un train d'augmentations ciblées de salaires au sein de la rédaction. Le président de la station reconnait l'existence d'une inquiétude sociale parmi les salariés. Cette inquiétude s'explique, selon lui, par un déficit de clarté dans l'explication, au début, de la nouvelle stratégie du pôle médias. "Mais ce travail pédagogique a commencé", a-t-il déclaré. "Le format d'Europe 1 ne changera pas et il n'est pas question de faire une radio +low-cost+", a-t-il assuré.

La grogne des syndicats et des salariés se déroule sur fond d'effritement de l'audience de la station. Europe 1 a connu une mauvaise rentrée 2006/07, avec une audience à 8,9%, en baisse de 0,7 point par rapport à la rentrée 2005/06. L'audience s'est stabilisée à la fin de l'année, selon la dernière étude de Médiamétrie, mais Europe 1 stagne à la cinquième place du palmarès des radios, ex-aequo avec France Info. Sa grande rivale, RTL, caracole en tête.
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