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Lundi 26 Février 2007 à 00:00

Kourou s'agrandit pour accueillir les fusées russes Soyouz

Les responsables industriels russes et européens de l'Espace posent lundi en Guyane française la première pierre de la zone de lancement d'où partiront dès la fin 2008 des fusées russes Soyouz, sur le même Centre spatial guyanais (CSG) que les fusées Ariane.

Ce spectaculaire rapprochement des grosses Ariane 5 tirées de Kourou et des Soyouz de taille moyenne qui s'envoleront de Sinnamary, à dix kilomètres de distance, illustre un nouveau pas majeur dans la coopération russo-européenne après la création en 1996 de Starsem, société commune de commercialisation et d'exploitation des fusées russes. Starsem est détenue par la société assurant le lancement des satellites européens Arianespace (15%), le fabricant de lanceurs EADS (35%), l'agence aéronautique spatiale russe Roskosmos (25%), et le centre spatial russe de Samara (25%).

Le CSG géré par l'Agence spatiale européenne (ESA) pourra donc s'appuyer dès la fin 2008 sur trois piliers complémentaires, Ariane, Soyouz et le lanceur léger européen Vega. "Le port spatial de l'Europe sera alors aussi celui que le monde préfère", estimait en début d'année le directeur général d'Arianespace Jean-Yves Le Gall. Les travaux du programme "Soyouz en Guyane", ont commencé par le terrassement de la zone, depuis l'accord signé par l'ESA et Roskosmos en janvier 2005. Un accord qui prévoit le libre échange d'informations sur la recherche spatiale et l'utilisation par la Russie des sites de l'ESA, en plus de ses sites de Baïkonour et Plessetsk dans l'ancienne Union soviétique.

L'ESA a confié en juillet 2005 la maîtrise d'oeuvre des travaux au Centre national d'études spatial français (CNES), par ailleurs actionnaire principal d'Arianespace. Au total, selon le CNES, l'opération représente un investissement de 344 millions d'euros, dont 130 millions financés par la Russie, pour adapter la fusée et réaliser la zone de lancement, un bâtiment de préparation, et un centre de contrôle, le tout sur 120 hectares. Le reste du financement est apporté par six pays, Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie et Suisse, et aussi par l'Union européenne. La France a garanti notamment un prêt de 121 millions d'euros de la Banque européenne d'investissement (BEI) à Arianespace.

La première pierre porte le nom de Youri Gagarine, premier homme de l'espace en 1961, à bord d'une ancêtre de la fusée Soyouz. Dès avril, 250 techniciens russes rejoindront Sinnamary pour installer les équipements. Les deux plus récentes versions de la fusée Soyouz, forte aujourd'hui de 1.700 lancements, seront tirées de Guyane pour des vols automatiques, notamment la "Soyouz 2-1-B" qui a effectué son premier vol en décembre 2006 depuis Baïkonour (Kazakhstan) avec le satellite scientifique Corot. Quant à lancer des vols habités depuis le CSG, ce n'est qu'une "possibilité", impliquant nouveaux accords et nouveaux budgets, indique-t-on prudemment au CNES.
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