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Vendredi 2 Mars 2007 à 00:00

La cérémonie des Victoires "classiques" au rythme de la musique américaine

France 3 et France Inter ont diffusé mercredi soir en direct de la Salle Pleyel à Paris les 14e Victoires de la musique classique, une cérémonie riche en stars qui s'est mise aux couleurs et au rythme de la musique américaine pour tenter de toucher un large public. Comme en 2006, la seule émission de musique classique diffusée en direct et en première partie de soirée sur une grande chaîne de télévision a été animée par un tandem formé d'un initié et d'une néophyte, Frédéric Lodéon (France Inter) et Marie Drucker (France 3). L'objectif des organisateurs était de dépasser les audiences enregistrées les années précédentes, limitées pour une émission de télévision mais importantes concernant la musique classique, et oscillant entre 2,2 et 2,4 millions de téléspectateurs. Pour ce faire, l'association des Victoires a fait appel à un producteur aguerri et bien connu du grand public, Nagui (Air Productions), et à son réalisateur fétiche Gérard Pullicino ("Taratata"), le spécialiste de l'émission musicale à la télévision. Dans une Salle Pleyel refaite à neuf, ils ont signé avec 11 caméras une émission un peu différente de celles du passé, avec générique et habillage modernes et colorés, ainsi qu'une inédite voix off censée présenter les lauréats par des mots simples. "Le plus grand concert de musique classique de l'année", selon l'expression plusieurs fois répétée par Marie Drucker, a de nouveau honoré sa vocation de tremplin pour jeunes talents. L'altiste Antoine Tamestit et le baryton Jean-Luc Ballestra ont été élus "révélations" par le public - environ 50.000 votants, selon les organisateurs - respectivement dans les catégories "soliste instrumental" et "artiste lyrique". Pour retenir l'attention du téléspectateur, les organisateurs ont invité à venir sur scène des stars du monde musical et lyrique, comme la soprano colorature Natalie Dessay, qui a enchanté le public par son air endiablé de Cunégonde, extrait du "Candide" de Leonard Bernstein. La chanteuse, connue pour son franc-parler, s'est aussi faite la porte-parole des intermittents du spectacle pour dire leur refus du "recul de l'exception et de la diversité musicales françaises", devant un ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, manifestant une moue de désapprobation. Des "Victoires d'honneur" ont été attribuées à l'Orchestre national de France - l'accompagnateur de cette soirée sous la direction de deux jeunes chefs, Fabien Gabel et le Norvégien Eivind Gullberg Jensen -, à la soprano américaine June Anderson, reine du bel canto dans les années 1990, et au pianiste Jean-Yves Thibaudet, très actif aux Etats-Unis. Fil rouge de cette 14e édition, la musique américaine a été l'objet d'une "leçon" du maître de la vulgarisation musicale Jean-François Zygel. Sans doute pour éviter que les téléspectateurs ne zappent, les lauréats se devaient d'être au diapason des morceaux rythmés et enlevés de Bernstein ou Gershwin, et ne disposaient que d'une minute pour leurs remerciements, la fin du temps imparti étant marquée par un "gong". "Faut qu'ça swingue", a lancé Marie Drucker en guise d'explication. La musique contemporaine n'a pas été oubliée, avec notamment la Victoire du meilleur ensemble accordée aux Marseillais de Musicatreize et le sacre du compositeur Pascal Dusapin - déjà primé en 2002 - au titre de la "création de l'année" pour son opéra "Faustus, the last night".
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