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Lundi 23 Avril 2007 à 00:00

Arianespace ajoute le lanceur japonais H-2A à son offre de services

Arianespace va proposer à une partie de ses clients le choix entre son lanceur Ariane 5 et la fusée japonaise H-2A pour le placement en orbite de satellites de moyen gabarit, afin d'absorber "certains pics de commandes", a annoncé mardi le PDG d'Arianespace, Jean-Yves Le Gall.

"Nous avons signé ce jour avec Mitsubishi Heavy Industries (MHI) un accord pour commercialiser conjointement des services de lancement sur Ariane 5 et la H-2A de MHI", a expliqué M. Le Gall au cours d'une conférence de presse à Tokyo. "C'est un accord gagnant-gagnant qui va nous permettre de renforcer notre offre de services, en proposant aux clients pour lesquels cela est techniquement possible d'utiliser le lanceur japonais, en particulier quand on n'a pas de solution avec Ariane", a-t-il précisé à l'AFP. Depuis le 1er avril, le groupe d'industrie lourde MHI gère la production, la commercialisation et l'exploitation du lanceur H-2A, lequel était auparavant sous la responsabilité de l'Agence publique d'exploration spatiale japonaise (Jaxa).

"Il s'agit d'une option commerciale supplémentaire pour garantir aux clients le respect du calendrier", a ajouté M. Le Gall. "C'est de toutes les façons le client qui décidera du choix de la fusée", a-t-il souligné, ajoutant que le nombre de contrats concernés serait de l'ordre d'"un satellite tous les deux ans, compte-tenu des capacités de la H2A", techniquement inférieures à celles d'Ariane 5. Le cas échéant, la H-2A sera toujours lancée à partir du centre spatial japonais de Tanegashima (sud), Arianespace n'ayant pas l'intention de l'héberger à Kourou (Guyane française) aux côtés d'Ariane, Soyuz et Vega.

Arianespace avait déjà conclu auparavant un partenariat avec les Japonais permettant à la H-2A d'être employée comme lanceur de secours en cas de problème avec Ariane. Ce nouvel accord, "dont les détails seront ajustés dans les prochaines semaines", selon M. Le Gall, a pour but de permettre à Arianespace d'honorer un carnet de commandes archi-plein, avec 41 satellites à lancer dans les prochaines années, et d'autres contrats à venir.

"Ce partenariat est une façon de mettre le pied à l'étrier à MHI dans le domaine des lancements commerciaux", a-t-il reconnu. Jusqu'à présent, la fusée H-2A n'a en effet effectué que des missions pour le compte de l'Etat ou d'institutions publiques japonais. Sa récente privatisation a pour objet d'étendre son domaine d'activités aux missions commerciales à l'échelle mondiale. Toutefois, MHI souffre de trois handicaps majeurs: une insuffisance de tirs réussis qui effraye les clients, une absence d'expérience dans la commercialisation de services de lancement et une différence de prix importante avec les autres lanceurs internationaux.

"Nous avons trouvé un schéma contractuel qui permet de proposer des solutions qui, je pense, seront bien accueillies par le marché", a assuré sans plus de détails M. Le Gall, s'exprimant sur la forte différence de coûts de lancement entre Ariane et la H-2A. D'autres coopérations, "toujours dans le domaine des services de lancement", sont en cours de discussion avec les Japonais, dont un accord de "back-up" (secours) mutuel pour les missions gouvernementales européennes et nippones.

"Le Japon est un pays très important pour nous. Nous avons un bureau à Tokyo depuis plus de 20 ans et nous avons lancé 23 des 32 satellites commerciaux en exploitation, soit 71% de parts de marché", a souligné M. Le Gall. Arianespace doit placer en orbite trois autres satellites japonais de télévision et télécommunications d'ici le premier trimestre 2008, dont deux cette année.
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