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Samedi 28 Avril 2007 à 00:00

USA: le Congrès invité à protéger les enfants de la violence à la télévision

L'Autorité américaine de réglementation des communications (FCC) a remis cette semaine au Congrès un rapport lui demandant d'intervenir pour protéger les enfants contre les images de violence à la télévision.

Dans son introduction, la FCC rappelle que les petits Américains passent entre 2 et 4 heures par jour devant la télévision, et qu'ils entament souvent l'école primaire après avoir passé l'équivalent de trois années scolaires devant le petit écran. Elle relève aussi que la violence est présente dans une grande variété de programmes télévisés: un match de football américain, le dessin animé "Beep Beep et le coyote", le film sur la Shoah "La liste de Schindler", le journal télévisé ou même les programmes animaliers... Evoquant les nombreuses études sur l'impact de cette violence sur les enfants, la FCC relève que leurs conclusions se contredisent parfois, mais conclut que "l'exposition à la violence dans les médias peut accroître le comportement agressif des enfants, au moins à court terme".

Dans ce contexte, l'intérêt général justifie une régulation des images violentes, conclut la FCC avant d'examiner les mesures possibles. Pour la commission, les avertissements aux parents sur le contenu des programmes sont utiles, mais ils manquent de clarté et de rigueur. Les techniques permettant aux parents de bloquer certains programmes ne suffisent pas non plus: tous les téléviseurs fabriqués depuis 2000 doivent en être équipés, mais à peine 15% des parents les utilisent. La FCC recommande donc deux mesures supplémentaires. Tout d'abord, les abonnés au câble ou au satellite ne devraient pas être obligés de souscrire à un bouquet, mais devraient pouvoir choisir à la carte chacune des chaînes qu'ils souhaitent recevoir.

Surtout, la diffusion des images violentes devrait être interdite aux heures où les plus jeunes risquent de se trouver devant leur poste. Les contenus "indécents", essentiellement la nudité ou les grossièretés, sont déja interdits entre 6H00 et 22H00. Pour cela, le Congrès devra établir une définition de la violence qui laisse les enfants libres de regarder le coyote essayer de broyer Beep Beep sous un rocher, le loup avaler la grand-mère du Petit chaperon rouge ou les compagnons d'Ulysse crever l'oeil du cyclope dans l'Odyssée. La FCC estime qu'une telle définition est possible, et pourrait par exemple inclure "la représentation d'une force physique exercée contre un être animé dans un contexte clairement choquant".

Aux Etats-Unis, la stricte interprétation du premier amendement à la Constitution, qui garantit la liberté d'expression, limite fortement ce type de régulations. Mais cela conduit à des situations absurdes: la semaine dernière, les écrans américains ont laissé Cho Seung-Hui, l'étudiant responsable du carnage de Virginia Tech, exposer sa haine et sa violence, tout en masquant d'un pudique "bip" quelques-unes de ses insultes. Alors que plusieurs parlementaires ont salué les conclusions du rapport, l'association de défense des libertés ACLU a vivement réagi. "Le gouvernement ne devrait pas remplacer les parents pour décider ce qui doit se passe dans chaque salon. Il y a des choses que le gouvernement fait bien, mais décider ce qui doit passer à la télévision et à quelle heure n'en fait pas partie", a déclaré Caroline Fredrickson, une responsable de l'ACLU, dans un communiqué.
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