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Lundi 15 Janvier 2001 à 00:00

L'internet à haut débit reste encore embryonnaire en France

Alors que plus de 5 millions de foyers français sont branchés en France sur le réseau mondial via une ligne de téléphone classique, l'internet rapide, par câble, ADSL ou boucle locale radio (BLR) reste encore embryonnaire et réservé à une élite.

"Tout ne se fait pas du jour au lendemain", a souligné Jean-Michel Hubert, président de l'Autorité de régulation des télécommunications (ART), en marge des 5e Rencontres de la société française en réseau d'Autrans (Isère). "A la fin de l'année 2000, seuls 150.000 internautes disposaient d'un accès par le câble et quelques dizaines de milliers au mieux d'un accès ADSL (Asymetric Digital Subscriber Line), estime l'ART.

Selon une enquête de VNUnet, 49% des internautes interrogés, se disent prêts à passer au haut débit, dont les promesses sont évidemment alléchantes: vidéos à la demande en plein écran, connexion permanente, débits ultra-rapides. A l'arrivée, la facture reste lourde et le déploiement du haut débit encore limité.

Pionnier de l'internet rapide dans l'hexagone, le câble, a souffert de débuts chaotiques, avec notamment les déboires de Cybercâble, dont le réseau avait été sous-dimensionné. En outre, seul un petit nombre de réseaux câblés, prévus à l'origine pour la télévision, ont été modernisés pour permettre la fourniture de télécommunications. Aujourd'hui, avec quatre opérateurs qui se partagent le secteur, Noos, France Télécom Câble, NC Numéricâble (Canal+) et UPC France, le marché présente de "fortes disparités géographiques", relève Qweltas Quentrec de l'ART. Les opérateurs ne se font pas vraiment concurrence, car ils ne couvrent pas les mêmes territoires.

A l'heure actuelle, l'accès internet à haut débit (à 512 Kbits/s) via le câble, qui permet une liaison permanente et de libérer sa prise téléphonique, reste le plus compétitif, avec des offres qui se situent autour de 300 francs par mois. Plus chère (environ 400 F/mois), l'ADSL, technologie qui emprunte le réseau téléphonique, pourrait cependant devenir à terme plus attractive, en raison du "dégroupage", c'est-à-dire l'ouverture depuis le 1er janvier à la concurrence de l'accès au réseau local de France Télécom.

"Le déploiement prendra du temps et se développera là où la densité en PME et PMI sera suffisamment dense pour être rentable", tempère Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation internet nouvelle génération (FING).

"L'ADSL ne couvrira jamais 100% du territoire, compte tenu des contraintes techniques liées à la distance entre le client et le répartiteur (NDLR: central) de France Télécom", estime Ingrid Malfait, expert à l'ART. Un rapport publié en septembre 2000 par le secrétariat d'Etat à l'Industrie estimait que, pour les pays européens, l'ADSL touchera au mieux 80 à 90% de la population.

En octobre dernier, France Télécom desservait près de 200 villes en ADSL dans l'Hexagone, et escomptait atteindre les 300 en fin d'année. Le dégroupage, qui doit permettre aux fournisseurs d'accès indépendants de développer leurs propres offres au public, prend cependant du retard. L'opérateur historique est en effet accusé d'obstruction par ses concurrents, en traînant à leur livrer les informations indispensables pour leur permettre de se "brancher" sur son réseau local, et en leur proposant des tarifs trop élevés de location de ses équipements.

La BLR, qui permet aux opérateurs de télécommunications de raccorder directement par voie radio des clients aux réseaux, en est enfin à ses balbutiements, les premiers services devant débuter dans quelques villes à la fin du mois.
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