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Samedi 26 Mai 2007 à 00:00

Internet, fixe, mobile: consommation en hausse, factures en baisse

Les Français se sont montrés en 2006 de plus en plus friands d'internet, de téléphonie fixe et de mobile, surfant en haut-débit ou échangeant toujours plus de SMS mais, signe des pressions concurrentielles et réglementaires dans ce secteur, leurs factures mensuelles ont baissé.

La facture moyenne de mobile (28,20 euros hors taxes par mois) a diminué pour la première fois en cinq ans, rejoignant la tendance observée depuis quelques années dans le fixe et l'internet, selon le bilan annuel publié vendredi par l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep). Une économie de 2,20 euros pour les possesseurs de forfaits (qui dépensent en moyenne 37,60 euros par mois), un rabais de 10 centimes pour les clients de cartes prépayées, moins dépensiers (11,30 euros HT par mois): concurrence acharnée et pressions du régulateur ont fini par porter leurs fruits. Les opérateurs mobiles ont été agressifs commercialement en 2006, notamment Bouygues Telecom avec ses forfaits Neo, qui incluent des communications illimitées vers tous les opérateurs.

L'année 2006 a aussi vu éclore de nombreux opérateurs mobiles virtuels, (MVNO) dont la part de marché reste faible (environ 3%) mais qui ont stimulé la concurrence sur le marché français. L'Arcep a joué le gendarme du secteur, imposant à partir de juillet une baisse des tarifs de gros des SMS, d'environ 1 centime par message. L'appétit des Français pour le mobile est, lui, allé en augmentant, dépassant les 50 millions d'adeptes au quatrième trimestre. Le nombre de clients a grimpé de 7,4% mais surtout, comme le note l'Autorité, "le trafic au départ des mobiles progresse plus vite que le nombre de clients et le revenu lié à cette activité".

Les Français ont parlé 94 milliards de minutes depuis leur mobile (+15,2%) et envoyé 15 milliards de SMS (+19,3%). Les revenus du secteur (16,9 milliards) ont nettement ralenti, affichant une croissance de 4,1% en 2006 contre plus de 12% en 2003 et 2004. Dans la téléphonie fixe, l'allègement de la facture, récurrent depuis plusieurs années, atteint 2,60 euros, soit une dépense mensuelle moyenne de 24,60 euros HT. L'équation est ici plus complexe: tandis que l'abonnement augmente depuis plusieurs années (+7,2% en 2006), le prix des communications s'est lui effondré, notamment pour les appels depuis un fixe vers un mobile, ramenés de force à la baisse par l'Arcep.

Succès d'internet oblige, de plus en plus de personnes bénéficient de communications téléphoniques illimitées depuis leur box (18% du volume du trafic fixe fin 2006, contre 2% en 2004). Ce qui explique que le nombre d'abonnements à un service de téléphonie fixe, au sens large, augmente de 4,6% en 2006. Le trafic depuis ces box "a permis d'enrayer la chute du trafic au départ des réseaux fixes", note l'Arcep. Le nombre d'abonnés internet a encore grimpé de 15,4% en 2006, atteignant 15,3 millions, porté par le succès du haut débit (12,7 millions de clients).

La facture a quant à elle été divisée par deux en quelques années, la concurrence effrenée du secteur, fortement consolidé en 2006, ayant joué à plein: presque tous les acteurs de l'internet ont fini par s'aligner sur le tarif du forfait précurseur de Free (internet, téléphonie et télévision), à 30 euros, l'un des plus bas du monde. "Depuis quatre ans, les abonnés disposant d'un accès haut débit à internet ont vu leur facture moyenne mensuelle se réduire considérablement, passant de 48,20 euros HT en 2002 à 23,50 euros HT en 2006", indique l'Arcep.
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