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Lundi 15 Janvier 2001 à 00:00

Dicos d'or 2000

Pour la 15ème édition de sa fameuse dictée pour la finale des Dicos d'or 2000, Bernard Pivot avait installé ses élèves d'un jour dans les travées de l'Olympia, le mythique music-hall parisien.

Exceptionnellement, les 209 finalistes, dont la plus jeune n'avait que onze ans, n'ont pas planché en direct sur les pièges que recelaient les "fauteuils d'orchestre" puisque la dictée a été enregistrée samedi et transmise en différé dimanche. Assis sur les fauteuils rouges de l'Olympia, quatre concurrents, tous seniors, ont réussi le sans faute tant à la dictée qu'au questionnaire. L'année prochaine, la formule sera sans doute modifiée au stade des finales régionales "pour les décentraliser, ce qui serait dans l'esprit même de France 3", a indiqué Bernard Pivot, précisant que la finale se déroulerait toujours à Paris.

"Cette année, a-t-il expliqué, la direction de France 3 a pensé que l'émission était mieux placée le dimanche après-midi que le samedi soir et qu'elle ferait plus d'audience parce que c'est une émission familiale". Les candidats à la finale des Dicos d'or, installés au parterre de l'Olympia, ont aiguisé leurs plumes sur un texte établi par Bernard Pivot et révisé par le jury national, sur le thème du spectacle.

"Fauteuils d'orchestre Nous, fauteuils de l'Olympia, que de postérieurs, illustres ou anonymes, raplapla ou callipyges, avons-nous vus se poser entre nos bras! Nous avons fréquenté si intimement des quidams qui se disaient, parfois indûment, "du showbiz" que notre connaissance des dessous de la multitude surpasse celle des sociologues les plus futés. Que nous riions de leurs chichis et de leurs micmacs ou que nous gémissions sous le fardeau de poussahs poussifs, nous sommes toujours aux premières loges. C'est pourquoi Gallimard et Grasset nous ont demandé d'écrire nos Mémoires tant espérés. Qui l'eût cru? -fin de la dictée pour les cadets et juniors (moins de 18 ans au 31 décembre 2000)- Avant que la vedette ne pousse la chansonnette, qu'entendons-nous? Des Parisiennes se plaindre de leurs amants bilieux et de leurs irascibles mastiffs, des banquiers s'interpeller ex cathedra à propos des ventes à réméré, des bourgeoises écolos évoquer doucettement leurs attendues dames-d'onze-heures et l'action sédative des racines de rauwolfia, des spectateurs insomniaques échanger leurs impressions sur le dernier nycthémère...

Que de on-dit nous oyons! Certes, notre gloire est plus marcescible que celle de nos confrères de l'Académie française, qui se sont élevés jusqu'à l'immortalité. Mais eux se sont laissé râper par les logorrhées de leurs ayants droit, tout en étant condamnés à ne se frotter qu'à des habits verts. Et nous, fauteuils réellement d'orchestre, nous pouvons obtenir des éditeurs de plus gros à-valoir, car, nous, la musique, nous la connaissons!"
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