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Vendredi 1 Juin 2007 à 00:00

Jean-Claude Brialy quitte la scène

Avec la disparition de Jean-Claude Brialy, mercredi à l'âge de 74 ans, peu après celles de Philippe Noiret et Jean-Pierre Cassel, c'est toute une génération de comédiens qui est endeuillée.

Dans trois styles différents, mais avec la même élégance, chacun aura marqué l'histoire du cinéma français, et touché le coeur des spectateurs. Tous trois ont disparu, en l'espace de six mois, des suites d'une longue maladie, après une carrière de plus de 40 ans. Jean-Claude Brialy, ce fut d'abord "Le beau Serge" de Claude Chabrol en 1958, puis l'un des acteurs fétiches de la Nouvelle vague, mais aussi un réalisateur, un homme de théâtre, et une personnalité du monde de la nuit et de la vie parisienne, qui ne faisait pas mystère de son homosexualité.

Philippe Noiret, disparu le 23 novembre à l'âge de 76 ans, aura partagé avec lui hédonisme et élégance, tout comme Jean-Pierre Cassel, décédé le 20 avril à l'âge de 74 ans. Une vague de tristesse et une pluie d'hommages ont accueilli la nouvelle du décès de Jean-Claude Brialy, des milieux du spectacle mais aussi des responsables politiques. Le président Nicolas Sarkozy a été le premier à lui rendre hommage, dans la nuit: "Avec la disparition de ce grand comédien, ce grand acteur, mais aussi cet entrepreneur, réalisateur, directeur de salle et de festival, disparaît aussi un humaniste gourmand et un mémorialiste inépuisable, une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie", a-t-il dit.

Sa disparition "déchire le coeur de ceux qui l'ont admiré et aimé. Il a été l'un des acteurs les plus brillants de sa génération. Il est indissociablement lié au renouveau du cinéma français des années 60 et 70. Il incarnera à jamais la soif de vie, le goût des autres, la passion du théâtre", a souligné l'ancien ministre de la Culture Jack Lang. "Jean-Claude, c'était la générosité, la folie, la passion, la sensibilité, la fidélité en amitié, la disponibilité, la tendresse, mille et mille choses...", a rappelé son ami Robert Hossein sur LCI. Jusqu'à la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, qui a salué un homme "attaché à l'image de la France" et "aux armées et à leur éthique".

Né le 30 mars 1933 à Aumale (Algérie), ce fils de colonel s'inscrit au conservatoire de Strasbourg après son baccalauréat. Il "monte" à Paris en 1954 et se met très vite à fréquenter "la bande des Cahiers du Cinéma". Jacques Rivette l'engage le premier dans son court métrage "Le Coup du berger" en 1956. Il tourne la même année dans "Elena et les hommes" de Jean Renoir et "L'Ami de la famille" de Jacques Pinoteau. Il est révélé en 1958 par "Le beau Serge" de Claude Chabrol, suivi de "Les Cousins", qui révèlent un acteur désinvolte et racé. Dès lors la Nouvelle Vague ne le lâche plus et Brialy tourne avec Jean-Luc Godard (1960, "Une femme est une femme"), François Truffaut (1967, "La Mariée était en noir") ou encore Eric Rohmer (1970 "Le Genou de Claire").

Il était le propriétaire depuis 1986 d'un théâtre, "Les Bouffes parisiens", après avoir dirigé le théâtre Hébertot à partir de 1977. Réalisateur, à la télévision et pour le grand écran, il signa une dizaine de films, dont "Eglantine" (1971), évocation nostalgique de ses souvenirs d'enfance, et "Les volets clos" (1972). Préférant la retenue à l'extravagance, il incarna souvent des personnages tendres devenant avec l'âge de plus en plus paternels, voire patriarches, à l'exemple de "L'Effrontée" (1986, Claude Miller) et "La Reine Margot" (1994, Patrice Chéreau). Il avait tourné son dernier film pour la télévision en 2006, "Monsieur Max" de Gabriel Aghion. Signe de sa popularité, ses livres de souvenirs, "Le ruisseau des singes" (Robert Laffont, 2000) et "J'ai oublié de vous dire" en 2004 (XO éditions), ont été des succès de librairie.





Tout au long de week-end, Europe 1 rend hommage à Jean-Claude Brialy qui fut l’une des voix emblématiques de la station puisque le comédien a animé notamment sur l'antenne des émissions consacrées au cinéma. Samedi et dimanche, Europe 1 proposera des extraits d’émissions animées par Jean-Claude Brialy sur Europe 1. Marc Tronchot lui consacrera son émission ‘les enfants d’Europe1’ de dimanche, entre 10h et 11h, en présence notamment de Christian Barbier et François Jouffa.

Sur RTL Lundi 4 juin, Philippe Bouvard rendra à nouveau un hommage particulier à son compagnon de 50 ans. Jean-Claude Brialy fut en effet depuis toujours un ami fidèle des Grosses Têtes auxquelles il participait en tant que sociétaire très régulièrement, sa dernière intervention datant de la semaine dernière.

Paris Première rendra le mardi 5 juin à 22h30 avec la rediffusion du diner de 93 Faubourg Saint Honoré où Thierry Ardisson recevait Jean-Claude Brialy en avril 2005.

FRANCE 2 rediffusera dimanche à 23h10, France 2 diffusera le film "Les innocents" pour lequel Jean-Claude Brialy a obtenu le César du meileur second rôle.

FRANCE 3 diffusera vendredi 1er juin à 23h10 le film "Le juge et l'assassin" de Bertrand Tavernier. Dimanche, à 16h25, vous pourrez voir ou revoir la pièce de théâtre "L'illusioniste" et à 20h55 le film "Inspecteur Lavardin" de Claude Chabrol.

FRANCE 5 ,Samedi à 17h00, diffusera un documentaire de Yannis Schebbi "Sur les pas de l'enfance" dans lequel Jean-Claude Brialy retournait en Algérie.
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