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Mardi 5 Juin 2007 à 00:00

"En colère, SFR" contre le transfert de salariés, la direction inflexible

Les salariés de l'opérateur mobile SFR se sont mobilisés mardi contre le projet d'externalisation de trois centres d'appels employant 1.900 salariés, justifié par l'amélioration du service au client, selon la direction, qui souligne l'absence de délocalisation.

Le PDG de SFR service client, Hervé-Matthieu Ricour, a assuré à l'AFP que l'opérateur "mènera son projet à son terme" malgré la manifestation, qui témoigne selon lui "d'une émotion assez forte". SFR doit "répondre à une tendance de fond de la téléphonie mobile", à savoir la spécialisation des services clients, a-t-il expliqué. Quelque 300 salariés selon la direction, 600 selon les syndicats, venus de la région parisienne et des centres concernés, Toulouse, Poitiers et Lyon, se sont rassemblés toute la matinée devant le siège de SFR à La Défense.

"Virons mieux, virons mobile" ou "En colère, SFR", pouvait-on lire sur leurs banderoles. "Aucune, aucune externalisation, non, non à la négociation", chantaient des salariés munis de ballons rouges, couleur de l'opérateur. Les manifestants se sont ensuite rendus à Paris devant le siège de Vivendi, propriétaire de SFR. "Nous demandons à notre actionnaire de référence d'être plus cohérent, puisque Vivendi s'est engagé en 2004 auprès de l'Etat à créer 2.100 emplois en cinq ans", a expliqué Xavier Courtillat, délégué syndical central (DSC) CFDT.

A Toulouse, 85% des salariés du service clientèle, selon la direction, étaient en grève mardi. Entre 150 et 200 personnes ont improvisé une marche dans la ville. Les salariés lyonnais avaient manifesté dès lundi soir devant leur centre d'appels, à quelques mètres du Palais des Congrès où se tenait un meeting de l'UMP en présence du Premier ministre. Le personnel a appris le 23 mai le transfert prévu d'ici août des trois centres d'appels à deux sous-traitants: Teleperformance pour Lyon (582 personnes) et Toulouse (724 personnes), ainsi que la Division Arvato Services (filiale du groupe allemand Bertelsmann) pour Poitiers (571 personnes).

Ces sous-traitants s'engagent, selon la direction, à garder ces employés "au moins trois ans". Depuis cette annonce, grèves et débrayages se sont multipliés. Lundi, la direction de SFR a fait savoir qu'elle proposait des "garanties complémentaires" aux salariés concernés, "en un mot des licenciements pour ceux et celles qui ne voudraient pas aller" chez les sous-traitants, a traduit Sud, qui promet de nouvelles mobilisations. "Il est hors de question d'ouvrir des négociations et d'avaliser une externalisation, que rien ne justifie", a déclaré Frédéric Mahu (CGT). "On comprendrait si SFR était en difficulté mais ça n'est pas le cas, on nous traite comme des kleenex".

Des délégués syndicaux ont été reçus mardi par le cabinet du ministre de l'Economie à Bercy. "Nous sommes écoeurés: ils estiment qu'il n'y a pas de destruction d'emplois et que le rôle du gouvernement serait éventuellement d'intervenir mais à la fin de négociations", a rapporté le délégué CFDT. "Alors que nous allons connaître une précarisation immédiate, tant au niveau salarial, avec une baisse globale de rémunération de 40%, que dans les conditions de travail. Et nous n'échapperons pas à des délocalisations sur le long terme", selon lui.

La direction affirme au contraire "offrir plus de perspectives professionnelles" aux salariés, qui bénéficieront de la "diversification" des clients des sous-traitants. "Nous voulons garder l'emploi en France", a aussi martelé lundi le PDG de SFR, Frank Esser
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