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Vendredi 15 Juin 2007 à 00:00

47e salon aéronautique du Bourget: l'industrie attend Sarkozy

Le 47e salon international de l'aéronautique et de l'espace du Bourget se tiendra du 18 au 24 juin, au moment ou l'industrie aéronautique française espère le soutien du président de la République Nicolas Sarkozy pour défendre sa compétitivité pénalisée par la faiblesse du dollar.

Ce salon sera à nouveau "le plus grand rendez-vous mondial" des industries aéronautiques et spatiales, a estimé le commissaire général du salon Louis Le Portz en présentant à la presse la manifestation organisée par le groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS). Comme toujours théâtre de la concurrence Airbus-Boeing dans l'aviation civile, le Bourget 2007 célèbrera cette année le centenaire de l'hélicoptère et le 50e anniversaire du lancement du premier satellite, le Spoutnik russe. Rompant avec la tradition qui veut que le président de la République ouvre Le Bourget, cette année le salon sera inauguré par le Premier ministre François Fillon au lendemain du deuxième tour des élections législatives, tandis que Nicolas Sarkozy devrait y prononcer un discours lors de sa visite le samedi 23 juin après-midi, ont indiqué les organisateurs.

"Ce sera la première rencontre de Nicolas Sarkozy avec notre industrie (...), nous ferons part de nos problèmes aux plus hautes autorités de l'Etat" a déclaré le président du GIFAS Charles Edelstenne, en évoquant les "défis" du secteur, "la compétitivité et l'environnement pour lequel l'industrie accentue ses efforts de réduction des émissions de CO2 et de nuisances sonores". "L'euro fort détruit nos marges, pour être compétitifs nous devons soit encore réduire ces marges soit délocaliser", a ajouté M. Edelstenne, par ailleurs PDG de Dassault Aviation.

"Pour relever ces défis, l'Etat doit être à nos côtés, faire le choix stratégiques de soutenir une industrie indispensable à l'économie de la France", a-t-il ajouté. "Nous attendons qu'il réaffirme son action de soutien à la recherche en redynamisant l'effort budgétaire en faveur de l'aéronautique" a encore déclaré le président du GIFAS, déplorant une "baisse de 57% du budget de la recherche aéronautique civile depuis 1995". Des sources industrielles s'attendaient mardi à ce que le chef de l'Etat français évoque au Bourget ses propositions de réorganisation de la gouvernance du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS dont la direction bicéphale franco-allemande est mise en cause pour les difficultés industrielles et financières de sa filiale Airbus.

D'autres envisageaient qu'il évoque aussi les perspectives de consolidation française dans l'électronique de défense où coexistent trois industriels, Thales, Safran avec sa branche Sagem Défense Sécurité, et EADS Défense Sécurité. Dans la défense, les progrès de la surveillance électronique et spatiale, les développements en cours sur les drones (avions sans pilote) devraient être plus en vedette que les avions de combats, du fait de l'absence cette année des Gripen suédois et des Sukhoï russes, en tournée en Amérique latine selon M. Le Portz.

Le Rafale français toujours en quête de sa première vente à l'exportation sera là, comme les Mig 29 ou les principaux avions américains (F16, F18, etc.). Des sources concordantes faisaient état récemment de négociations avancées avec le Maroc pour une quinzaine d'exemplaires, mais M. Edelstenne a douché les attentes en déclarant mardi: "je ne crois pas qu'il y ait des commandes militaires importantes au Bourget".
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