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Mercredi 6 Juin 2007 à 00:00

Les 27 tiraillés sur le futur financement public du "GPS européen" Galileo

Les 27 doivent annoncer vendredi leur volonté de construire entièrement leur système de navigation par satellite Galileo avec de l'argent public, mais sont loin d'être d'accord sur une solution financière attendue début octobre.

"Aucun pays ne remet en cause l'intérêt de Galileo, projet clef pour l'Europe", souligne un diplomate européen. De quoi dissiper toute crainte de voir l'utilité du projet remise en cause. Galileo vise à affranchir les Européens de leur dépendance à l'égard du système américain GPS, gratuit. Il promet une précision de localisation au mètre près (contre parfois une dizaine de mètres pour le GPS), qui permettra de multiples applications. La Commission européenne plaide pour un financement public total du "GPS européen" en misant sur un déploiement complet de ses 30 satellites "à la fin 2012".

Si les 4 premiers satellites de la constellation ont déjà été planifiés sur argent public, les 26 autres devaient être financés aux deux-tiers par huit groupes industriels européens réunis en consortium. Mais face aux retards et rivalités des industriels, Bruxelles préconise de mettre une croix sur ces investissements privés. Un choix d'ailleurs accueilli comme "une bonne nouvelle" par les industriels concernés, qui espèrent bien être retenus dans les futurs appels d'offres. "Nous nous retrouvons dans un schéma classique de simple fournisseur. Auparavant, nous prenions des risques sur des retombées commerciales futures incertaines face à la gratuité du GPS américain", explique l'un d'eux.

Cette nouvelle donne implique toutefois pour les 27 de trouver 2,4 milliards d'euros supplémentaires dans les caisses publiques européennes pour la période 2007-2013, où 1 milliard ont déjà été réservés pour Galileo. Les pays membres devraient dresser vendredi "un constat d'échec" sur le partenariat public/privé et demander au Commissaire aux Transports Jacques Barrot de mettre fin aux négociations avec le consortium, selon plusieurs sources. Puis, ils devraient approuver la solution d'un financement public à 100%.

Les ministres des Transports des 27 s'en tiendront à ces grandes orientations vendredi, les pourparlers plus délicats sur le financement devant être finalisés d'ici leur prochaine réunion, les 1er et 2 octobre. La Commission insiste sur un financement "communautaire", trouvé par exemple dans les engagements budgétaires des 27 non utilisés chaque année et généralement restitués sous forme d'avoirs. Une rénégociation de la répartition du budget européen 2007-2013 serait une autre solution, mais elle est mal accueillie par certains pays, selon des diplomates européens.

Mais la présidence allemande, dont l'industrie est partie prenante dans Galileo, prône plutôt des contributions supplémentaires des gouvernements intéressés. Car de telles contributions via l'Agence spatiale européenne (Esa) -qui devrait devenir maître d'oeuvre de tout le projet Galileo- garantirait aux pays contributeurs une attribution assez proportionnelle du gâteau à leur industrie. La France n'y est pas favorable, car elle juge cette solution trop mangeuse de fonds publics. La présidence allemande de l'UE a dû retirer vendredi dernier un premier brouillon de déclaration commune des 27 sur Galileo, qui rentrait trop dans les détails en rappelant notamment les accords industriels actuels, selon un expert européen.

"Une méfiance s'est installée entre industriels allemands et français", reconnaît un haut responsable de la Commission, appliqué à "déminer" le terrain. Il devrait en résulter vendredi un texte commun des 27, court et prudent.
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