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Jeudi 18 Janvier 2001 à 00:00

Globalstar menacée de faillite

Globalstar, société de télécommunications mobiles par satellites, a décidé de ne plus rembourser ses dettes pour tenter de survivre et éviter de sombrer comme son concurrent Iridium.

La veille, Globalstar n'a pas été en mesure d'honorer une échéance de 45 millions de dollars et la situation ne permet pas à la société d'envisager de faire face aux échéances futures.

Globalstar est un consortium dirigé par Loral, société américaine avec des activités spatiales et de télécoms, avec des partenaires comme Qualcomm, spécialiste de la technologie d'accès multiple par différence de code (CDMA), Alenia, China Telecom, DaimlerChrysler Aerospace, Elsacom, Hyundai ou TE.SA.M (France Télécom/Alcatel) et Vodafone.

"Pour avoir suffisamment de liquidités disponibles pour la poursuite de ses activités commerciales et la continuité de son service, Globalstar a suspendu indéfiniment le remboursement du principal et des intérêts de toutes ses dettes, y compris sur sa facilité de caisse", a indiqué la société dans un communiqué.

Comme Iridium le voulait, ou encore ICO, la société Globalstar a été créée il y a 10 ans par des spécialistes de l'espace et des télécommunications dans le monde pour proposer un service téléphonique dans les endroits les plus reculés de la terre. L'idée de départ est simple. Grâce à une constellation de 48 satellites en orbite basse, Globalstar, dont le service commercial a débuté l'an dernier, couvre la surface du globe et achemine des communications jusqu'au client final avec le relais du téléphone filaire. Mais cette idée a été mise à mal par le développement du téléphone portable et les sociétés de téléphone satellitaire ont vu leur marché potentiel se rétrécir singulièrement.

Les opportunités de développement pour les sociétés de téléphone par satellite se concentrent sur des zones peu peuplées ou dans les pays pauvres où les compagnies de télécommunications sans fil ne veulent pas investir pour un réseau. Ces marchés sont moins porteurs notamment pour un service qui reste plus cher pour le client que le téléphone portable. La décision de ne plus rembourser ses dettes permet à Globalstar d'assurer son quotidien et notamment de verser les salaires ou de payer ses fournisseurs.

"Globalstar pense avoir une trésorerie suffisante, avec 195 millions de dollars au 31 décembre 2000, pour faire face à ses obligations sur une base opérationnelle", a indiqué la société.

En décidant de suspendre le paiement de ses échéances, Globalstar va économiser 400 millions de dollars de liquidités sur l'année et faciliter sa survie jusqu'à l'année prochaine. Tous les partenaires du consortium ont, à en croire le communiqué, appuyé cette stratégie mais le pire n'est pas évité. Pour étudier toutes les alternatives, Globalstar a loué les services du cabinet spécialisé dans les faillites, Blackstone Group.

Loral, le principal actionnaire de Globalstar avec 39% du capital, a déjà tiré les leçons en décidant de sortir de ses livres de comptes cette participation et les dettes pour un montant total de 1,3 milliard de dollars. Globalstar va tenter de se sortir de l'ornière et tenter d'éviter de déposer le bilan comme l'a fait Iridium en mars dernier.
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