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Dimanche 24 Juin 2007 à 00:00

Depuis 40 ans, l'Allemagne élucide des crimes à la télévision

Tenter de résoudre des enquêtes criminelles grâce à la télévision est l'objectif de l'émission "Dossier XY...non résolu", considérée comme l'ancêtre de la télé-réalité en Allemagne et qui a inspiré de nombreuses émissions du même type dans le monde.

En Allemagne, il y a le sacro-saint policier du dimanche soir et "Dossier XY... non résolu". Lancée il y a 40 ans, l'émission, qui vient également de fêter sa 400e édition, est devenue une référence dans les foyers allemands au point que quatre millions de personnes la regardent encore régulièrement. Elle est d'ailleurs considérée comme la "grand-mère" des émissions de télé-réalité. La deuxième chaîne publique allemande ZDF en présente un bilan flatteur: 42% des affaires présentées sur le petit écran ont pu être résolues. 2.017 personnes ont été recherchées, 1.255 arrêtées. 1.298 crimes ont été reconstitués et filmés pour l'émission, 3.727 affaires traitées.

L'audience fut au rendez-vous dès le début: 20 millions de téléspectateurs suivirent les premières émissions. Surtout son principe, demander l'aide des téléspectateurs pour résoudre des affaires criminelles et lancer des appels à témoin, a été largement exporté. En Grande-Bretagne, l'émission s'intitule "Crimewatch UK", aux Etats-Unis "America's most wanted" et en Israël "Crime investigation".

Les Pays-Bas, la Suède mais aussi la Hongrie disposent également du même genre d'émission. En France, "Témoin numéro un", présentée par Jacques Pradel, a fait les beaux jours de la télévision dans les années 90, non sans provoquer des polémiques sur l'aspect "voyeur" de l'émission. Le déroulé est quasiment toujours le même. Quatre ou cinq affaires sont présentées durant l'émission à l'aide de reconstitutions d'une dizaine de minutes effectuées par des acteurs. Le commissaire ou l'inspecteur chargé de l'enquête vient ensuite sur le plateau livrer quelques détails.

A ses débuts en Allemagne, nombreux sont ceux qui fustigèrent cette émission où le téléspectateur est ni plus ni moins invité à la délation, avec parfois une récompense à l'appui. Exemple dans une émission diffusée cette année: la police recherche des informations sur un jeune couple, présenté comme des escrocs opérant dans des hôtels où ils restent plusieurs jours avant de partir sans payer. Après avoir divulgué leur identité à l'antenne, le présentateur montre plusieurs photos d'eux et un numéro de téléphone pour livrer toute information les concernant...

Dans les années 70, le créateur-présentateur, Eduard Zimmermann, a dû être placé sous protection policière. L'organisation terroriste d'extrême gauche Fraction Armée rouge (RAF) l'avait en effet mis sur sa liste des hommes à abattre: avant de rallier la RAF, Ulrike Meinhof, alors qu'elle était encore journaliste, l'avait qualifié de "Shérif de la télé", estimait que l'émission rappelait les incitations à la dénonciation sous le régime nazi.

Aujourd'hui l'émission ne fait plus de vagues, elle est d'ailleurs sagement présentée par Rudi Cerne, un ancien ... patineur artistique.
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