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Jeudi 28 Juin 2007 à 00:00

Le film documentaire à la rencontre du dessin animé et du virtuel

Le documentaire, porté par l'intérêt croissant du public, tend à sortir de ses frontières traditionnelles pour explorer de nouveaux langages comme le dessin animé ou le virtuel, dans des films dévoilés à La Rochelle au marché du documentaire "Sunny Side of the Doc".

Ce rendez-vous international des professionnels du documentaire, qui tient du 26 au 29 juin sa 18e édition à La Rochelle, reflète cette année un genre en quête de nouveaux langages, expérimentant, après le "docu-fiction", le documentaire de "réalité virtuelle" et même le "documentaire d'animation". Ainsi, le film en cours de réalisation "Valse avec Bashir" du réalisateur israélien Ari Folman, dont des extraits ont été présentés en projection publique, propose un "documentaire comme vous n'en avez jamais vu, entièrement en images animées", prévient Yves Jeanneau, fondateur et commissaire général du Sunny Side.

Dans ce film, le réalisateur revient sur une expérience de jeunesse traumatisante, celle des massacres de Sabra et Chatila au Liban en 1982, dont il a été témoin comme jeune soldat de 17 ans enrôlé dans l'armée israélienne. Souvenirs, archives, entretiens avec d'anciens camarades de l'armée ou des analystes, tout est transcrit en dessin animé, avec des personnages semblables aux personnages réels et habités par leurs véritables voix.

Ce film est "un pari poussé au maximum", mais "c'est bien un documentaire", pour M. Jeanneau qui estime que la distance ainsi créée "nous permet de vivre ces images-là mieux". Co-production internationale (Israël-France-USA) portée en France par Les Films d'Ici et Arte France, ce premier long-métrage documentaire d'animation qui sera achevé "fin 2007-début 2008" est "très attendu par le marché", précise-t-il.

Selon Pierrette Ominetti, directrice adjointe de l'Unité documentaire d'Arte France, pour donner corps au projet d'Ari Folman, "un documentaire d'archives aurait été plat, factuel" alors que le dessin animé permet ici de traduire les "univers mentaux, intérieurs" du soldat. "Quand on le voit dans la continuité, on oublie que c'est de l'animation", confie-t-elle, ajoutant que "toutes les frontières bougent actuellement" et que "de plus en plus, on essaie de mélanger les écritures".

Un autre pari extrême, celui de la "réalité virtuelle", est présenté aux visiteurs avec "Khéops", "un documentaire interactif et en 3D" qui présente une nouvelle théorie de la construction de la pyramide égyptienne. "C'est comme un jeu vidéo où on se balade avec un pilote qui réalise le film en temps réel", explique Sébastien Kuntz, responsable technique "réalité virtuelle" chez Dassault Systèmes qui a mis au point le programme et espère faire de cette "évolution du documentaire" un "nouvel outil pédagogique".

"L'avantage du documentaire, c'est que c'est un genre d'un grande souplesse, d'un grande flexibilité", commente Dorothée Lachaud, responsable développement de la société de production Bonne Pioche, ("La Marche de l'empereur", "Dans la peau de Jacques Chirac"...). "De plus en plus de projets aux formats divers" qui veulent "repousser les frontières de l'imagination et sortir du format classique de 52 minutes" lui parviennent, observe-t-elle soulignant qu'une évolution du genre est positive tant que le documentaire reste "un point de vue offert sur le réel".
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