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Mercredi 1 Août 2007 à 00:00

Entrepreneur consacré par la télé, le fondateur d'Amstrad cède sa compagnie

A tout juste 60 ans, Sir Alan Sugar, le fondateur et dirigeant historique d'Amstrad, première société à proposer dans les années 80 des ordinateurs grand public en Europe, vend l'entreprise qui l'a rendu célèbre au point d'être devenu une star à la télévision britannique.

Alors qu'Amstrad fabrique aujourd'hui des boîtiers de réception satellite, M. Sugar a accepté mardi l'offre de rachat de 125 millions de livres (185 millions d'euros) du bouquet satellitaire BSkyB, dirigé par James Murdoch, fils du magnat de la presse Rupert Murdoch avec lequel il était en affaires à la fin des années 80. Entrepreneur-né, Alan Michael Sugar gagne déjà plus d'argent que son père, ouvrier textile, lorsqu'il quitte l'école à 16 ans.

Ce quatrième enfant d'une famille très modeste a débuté dans le commerce en vendant des photographies de ses amis à leur famille, des betteraves cuisinées et des bières au gingembre fabriquées à ses heures perdues. Il est aujourd'hui classé par le Sunday Times comme la 84e fortune du Royaume-Uni, avec 830 millions de livres (1,23 milliard d'euros). Il doit ce succès essentiellement à l'invention des premiers ordinateurs grand public en Europe au milieu des années 80.

En 1968, à 21 ans à peine, le jeune homme crée Amstrad, par contraction de ses initiales (Alan Michael Sugar TRADing). Il fabrique alors des tourne-disques et des antennes bon marché pour toucher le plus large public possible, un leitmotiv jamais abandonné pour ce chantre de la consommation de masse.

Le jeune entrepreneur à l'esprit bouillonnant ne tarde pas à se faire un nom, et sa société se retrouve cotée sur le London Stock Exchange dès 1980, époque à partir de laquelle il sent venir le vent informatique. Car Alan Sugar est avant tout un esprit visionnaire. Comme il aime à le répéter, "on ne devient pas entrepreneur, on naît entrepreneur, c'est quelque chose en vous, quelque chose que vous ne perdez jamais".

Le CPC 464 (Colour Personal Computer) sort des ateliers dès 1984, et déferle dans les hypermarchés européens. Le succès est fulgurant pour cet ordinateur simple, proposé aux familles à moins de 400 livres (800 euros), quand le géant américain IBM vendait alors les siens cinq fois plus cher. Les modèles d'ordinateurs se succèdent dans les années 1980, à tel point que chaque année la société double la taille de ses activités, et atteint rapidement la capitalisation énorme pour l'époque de 1,2 milliard de livres.

Mais dès la fin des années 80, les premiers écueils dans les ventes font pressentir à Alan Sugar la saturation du marché. Il décide de revenir à sa première activité, la HiFi et la télévision. Souvent questionné sur son retrait précoce du monde informatique, il s'expliquera quelques années plus tard au Times: "Je suis un +trader+, et un trader retire ses billes quand les choses vont mal, plutôt que d'investir encore plus".

En 1988, il lance avec Rupert Murdoch la chaîne de télévision TV Sky. En 1991, il rachète également le club de football de Tottenham qu'il a revendu en juin 2007. Néanmoins, la jeunesse britannique le connaît moins aujourd'hui comme chef d'entreprise visionnaire que comme star de télévision. Depuis 2005, il présente l'émission de téléréalité "The Apprentice", diffusée sur la BBC, qui consiste à choisir le candidat idéal pour entrer dans son entreprise.

Le financier Donald Trump présente la même émission aux Etats-Unis. Pas question cependant pour cet infatigable de quitter les affaires: Alan Sugar l'homme reste le président et le directeur général d'Amstrad. En revanche, l'accord avec BSkyB ne dit pas s'il présentera la quatrième saison de "The Apprentice" sur la chaîne publique.
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