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Mercredi 24 Janvier 2001 à 00:00

Coup de Trafalgar sur les .com au NATPE

Le plus grand marché mondial de programmes audiovisuels, le NATPE, qui s'est ouvert lundi à Las Vegas dans le Nevada, devait célébrer en grande pompe le mariage d'internet et de la télévision mais l'hécatombe de dot com a refroidi les ardeurs des plus enthousiastes.

Un an plus tôt, le NATPE se tenait à la Nouvelle-Orléans, en pleine euphorie boursière autour des valeurs de la nouvelle économie. D'aucuns rêvaient d'un PC qui se substituerait purement et simplement au bon vieux téléviseur. Depuis, la frénésie est retombée, emportée par la plongée abyssale du NASDAQ en avril 2000.

"La meilleure technologie de diffusion de vidéo existe depuis 50 ans, ça s'appelle la télévision", a ironisé mardi le président du NATPE, Bruce Johansen. A en croire les organisateurs du marché, les stands de .com seraient malgré tout plus nombreux cette année que l'an dernier, 180 contre 145, même si une quarantaine de start-up, disparues ou mal en point, ont annulé leur réinscription. Vraiment pas de quoi pavoiser.

Reléguées au fin fond du salon où producteurs et distributeurs de programmes et télévisions mobilisent de nouveau toute l'attention, les agences de publicité en ligne attendaient désespérément le client, tentant de se faire remarquer par des distributions de préservatifs ou avec le chien-robot de Sony. Quant au "Pavillon des nouveaux médias", il ne s'agissait que d'une pompeuse appellation pour les stands hétéroclites de start-up faméliques.

Et comme la nature a horreur du vide, ce sont des poids lourds de l'informatique qui ont pris le relais des jeunes pousses. Sun microsystems, AOL et Texas Instruments ont fait cette année une entrée remarquée au NATPE. Pour Norman Basch, vice-président de Pearson Television, une filiale du groupe de communication britannique, la convergence entre l'internet et la télévision est pourtant bien inscrite dans la réalité. Le groupe décline à travers le monde des formats de jeux télévisés à grand succès comme "Le Bigdil", "Une famille en Or" ou "Le juste prix" en France.

Or, assure Norman Basch, si l'internet ne remplacera pas la télévision, il peut en être complémentaire. "Les gens regardent le jeu à la télé et veulent y jouer sur leur ordinateur", explique-t-il, démonstration à l'appui des sites web développés par Pearson dans plusieurs pays. Michael Tchong, président d'Iconoclast, une société de conseil en marketing et en publicité en ligne de San Francisco, confirme: "Nombreux sont ceux qui cherchent le moyen d'utiliser internet pour commercialiser des productions de shows télévisés et je pense que c'est l'avenir". "Il n'y aura pas de meilleur moyen de faire de l'argent qu'avec les technologies de l'information", augure-t-il, imaginant que l'on puisse un jour cliquer sur un vêtement ou une voiture dans un programme télévisé et les acheter sur le champ.

Pour David Corcos, de Clair Obscur, une start-up française spécialisée dans la réalisation de dessins animés sur le net qui a fait le voyage de Las Vegas, le "véritable ralentissement" constaté ces derniers mois aura aussi des vertus positives. "On est revenu à 1.000 ou 2.000 francs la minute alors que les prix avaient atteint 10.000 francs aux Etats-Unis", explique-t-il avec l'espoir que cette chute des tarifs permettra à de nouveaux acteurs du web d'acquérir des contenus et "d'initialiser le marché".
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