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Jeudi 27 Septembre 2007 à 00:00

Pas de rallonge budgétaire pour France Télévisions qui doit se "moderniser"

Le gouvernement a écarté mercredi toute augmentation de la redevance pour accroître les revenus de France Télévisions, enjoignant son président Patrick de Carolis de "moderniser la gestion" du groupe public.

Le scénario d'une coupure publicitaire supplémentaire dans les programmes de jeux et de divertissements, autre piste avancée par M. de Carolis pour remédier au "sous-financement chronique" de son groupe, semble peu probable. En 2008, le montant de la redevance audiovisuelle, qui finance les deux tiers du budget de France Télévisions, restera inchangé, à 116 euros en France métropolitaine et 74 euros dans les départements d'outre-mer, a annoncé le gouvernement en présentant le nouveau projet de loi de finances.

La dernière augmentation de la redevance, plus faible qu'en Grande-Bretagne ou en Allemagne, date de 2002. Le groupe public (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO), qui a réalisé en 2006 un chiffre d'affaires de 2,853 milliards d'euros, recevra tout de même des crédits d'un montant de 1,99 milliard d'euros, en hausse de 3,5% par rapport à 2007. Mais cette augmentation correspond à celle prévue par le Contrat d'objectifs et de moyens (COM) que l'Etat et France Télévisions ont signé en avril.

Ce COM, contesté par une partie du personnel du groupe, prévoit que la ressource publique progresse en moyenne de 3% par an sur la période 2008-2010 (+3,5% en 2008, +2,9% en 2009, +2,6% en 2010). Il doit s'accompagner notamment d'une modernisation des séries de fiction française "afin de reconquérir un public jeune captivé par les séries américaines", souligne le ministère de la Culture et de la Communication.

Pour le ministère, France Télévisions doit également faire des "efforts d'amélioration et de modernisation" de sa gestion, notamment en recherchant des synergies entre les différentes sociétés du groupe. Cela consiste, entre autres, à "maîtriser la masse salariale", à "rationaliser la politique de rémunération", à "renforcer le développement professionnel des collaborateurs grâce à la formation et la mobilité, et à "améliorer le dialogue social", explique le ministère.

Mais pour M. de Carolis, si le COM est un "socle utile", il est insuffisant. "Accélérer la montée en puissance du virage éditorial pour investir davantage dans la création française a un coût", qui "ne peut être couvert par les seules économies réalisées par le groupe", a estimé mardi M. de Carolis devant une commission parlementaire. Il a pris l'exemple de la retransmission cet été du "Trouvère" de Verdi aux Chorégies d'Orange qui, du fait de sa longueur, a représenté une "perte de recette publicitaire" de 500.000 euros.

La perspective d'une coupure publicité dans les programmes de flux (jeux et divertissement), qui rapporterait 20 millions d'euros, semble néanmoins peu probable. La ministre de la Culture Christine Albanel a en effet fait part de son "souci" sur le "déséquilibre" que pourrait provoquer dans le marché publicitaire l'introduction de nouveaux écrans de publicité à la télévision publique. Les quotidiens français et plusieurs chaînes privées ont mis en garde de leur côté contre une telle mesure, qui viendrait selon eux ponctionner le marché publicitaire.

Georges-Marc Benamou, conseiller du président Sarkozy pour la culture et l'audiovisuel, préconise de mener "une réflexion globale" sur les médias plutôt que d'accéder immédiatement à la demande de France Télévisions sur ce point. Il a remis une note de synthèse à M. Sarkozy, qui doit à présent prendre une décision.
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