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Jeudi 1 Novembre 2007 à 00:00

Audiovisuel public extérieur: RFI favorable à un site internet commun défaut d'une fusion

Le président de Radio France Internationale (RFI) Antoine Schwarz n'envisage pas une fusion avec France 24 et TV5Monde mais veut "garder les trois entités existantes" de l'audiovisuel public extérieur, avec un "pôle de production commun pour alimenter un site internet unique".

Développant son projet devant quelques journalistes, Antoine Schwarz a ainsi précisé sa position au moment où le gouvernement s'apprête à publier mi-novembre ses propositions pour une réforme de l'audiovisuel public extérieur, actuellement écartelé entre RFI, la chaîne français d'information internationale France 24 et la chaîne francophone TV5Monde.

Soulignant qu'il avait avancé l'idée d'une collaboration entre les rédactions de RFI et celles de France 24 dès le lancement de cette dernière, début décembre 2006, Antoine Schwarz a relancé sa proposition d'une rédaction commune où les journalistes alimenteraient indifféremment en vidéo, en son et en texte un site commun.

Interrogé sur la réflexion lancée par le gouvernement, Antoine Schwarz a estimé que l'idée d'une holding regroupant les trois sociétés étaient une "très bonne idée" et qu'elle était "utile". Le PDG de RFI se désolidarise ainsi d'un rapport interne qui préconisait à terme une fusion complète, sous une "nouvelle marque", entre RFI et France 24.

Il recommande toutefois de "travailler ensemble" dans certains domaines de la production, ce qui correspond, selon lui, à "l'état d'esprit du comité de pilotage". Mais la simple idée d'un rapprochement sur le web entre RFI et France 24 a suffi à provoquer une violente polémique entre les deux entreprises, notamment entre leurs directeurs multimédia respectifs, Stanislas Leridon pour France 24, Noëlle Velly pour RFI, qui se sont affrontés dans des tribunes publiées sur le site Rue89.

Stanilas Leridon n'hésite pas à qualifier d'"aberrant" le projet de portail internet commun. Selon lui, les journalistes de RFI travaillent moins longtemps que ceux de France 24 et ne sont pas suffisamment polyvalents pour travailler à la fois pour la radio et le site internet. Pour sa part, Noëlle Velly insiste sur le caractère original des informations que RFI publie sur son site, accusant France 24 de se contenter de dépêches d'agence.

Les délégués syndicaux CFDT, CFTC, SNJ et CFE-CGC de France 24 ont fait part de leur "refus" d'une quelconque fusion avec RFI qui "minimiserait" le rôle de la chaîne. De son côté, la Société des journalistes (SDJ) de RFI a dénoncé les propos "injurieux" de France 24 et réaffirmé "la compétence et la polyvalence" des 450 journalistes de la station.

Antoine Schwarz s'étonne de ce "raidissement" de France 24. "Nous demandons une place la plus grande possible dans l'audiovisuel extérieur en tant que tel et, par ailleurs, que tous nos projets de développement du media radio proprement dit puissent se réaliser", souligne-t-il.

Dans ce domaine, les projets sont multiples: extension de la plage des programmes en anglais de 5 heures par jour à 24, fusion en un seul programme lusophone des programmes en portugais de Paris, de Lisbonne et de la rédaction brésilienne, émissions en swahili et en langue khmer.
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