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Mercredi 31 Janvier 2001 à 00:00

la révolution des décodeurs numériques

Voici un article publié le 30 janvier dans le Figaro·fr écrit par Emmanuel Torregano : Thomson Multimedia, Sony, Philips, Sagem ou encore Nokia, vont présenter leurs modèles de décodeurs numériques aux opérateurs et au grand public avant la fin de l'année.

Dotés d'un disque dur, comme les ordinateurs et d'une liaison Internet, ils préfigurent la convergence technologique de l'Internet haut débit et de la télévision. Les possibilités techniques de ce nouveau décodeur sont impressionnantes. Ainsi dans Ecran Total du 24 au 30 janvier, Alexandre Michelin, directeur des programmes de CanalSatellite détaille le nouveau décodeur: «Le nouveau terminal équipé d'un disque dur va ainsi pouvoir stocker un grand nombre d'informations et de programmes. Ce qui permettra aux abonnés de s'en servir comme d'un magnétoscope numérique et de s'affranchir des contraintes horaires liées à une grille de programmes.

- Ils pourront, par exemple, le programmer puisqu'il sélectionne et enregistre tous les programmes qui correspondent à leurs centres d'intérêt.

- Il va également nous permettre de développer d'autres types de services qui aujourd'hui sont embryonnaires comme le téléchargement de jeux vidéo.

-Il va enfin permettre l'accès à Internet de la télévision.»

La date du lancement est même précisée par Alexandre Michelin, «des prototypes sont déjà en circulation chez quelques-uns de nos abonnés. Le lancement et le déploiement commercial de ces décodeurs équipés d'un disque dur sont prévus à partir du second semestre 2001». Les opérateurs français intéressés par ce type de technologie sont ceux qui occupent le marché de la télévision thématique, au premier rang desquels CanalSatellite, TPS ou encore Noos. La concurrence est rude.

Les informations sur les projets en cours sont rares. La future Net Top Box devra être capable de tout maîtriser : le cryptage, essentiel pour protéger les programmes du piratage, les services associés, regroupés sous le terme d'interactivité, et enfin, l'enregistrement de données, comme des films, de la musique ou les programmes audiovisuels. Or c'est ce principe d'enregistrement de contenus audiovisuels qui va faire l'objet des prochaines discussions de la commission Brun-Buisson dès le 1er février. Celle-là même qui est chargée de statuer sur la rémunération de la copie numérique privée. Canal+ entend réserver la primeur de ses informations à la commission. Marc-André Feffer, directeur général adjoint, fera une présentation à la commission vers le 14 février.

La commission pourrait envisager, avec le soutien de Catherine Tasca, une redevance sur ce type de disques durs. Une éventualité prise au sérieux par les opérateurs, puisqu'elle conditionne immédiatement le prix de revient des décodeurs. La problématique du décodeur numérique de seconde génération est avant tout technique. Quel disque dur utiliser et quel microprocesseur intégrer ? Cette configuration doit apporter un véritable bénéfice au client, sinon la dépense n'est pas justifiée. «Aujourd'hui les décodeurs TPS apportent tout ce que l'on peut désirer en matière d'interactivité. L'atout des prochaines générations c'est le disque dur, qui permet d'ajouter la fonction pause. Nous devons trouver le bon moment pour lancer le bon produit et éviter de se précipiter», explique Alain Staron, directeur du développement de TPS.

La taille des disques durs envisagés dans ces décodeurs permet au moins d'enregistrement de 1 à 3 films, soit de 2 à 7 heures de programmes. Le prix des décodeurs dépendra des choix technologiques. «La fourchette de prix des décodeurs numériques munis de disques durs est entre 2 000 et 3 000 francs, alors que celle des produits actuels est plus proche des 1 000 francs», précise Alain Staron. Le renouvellement du parc des décodeurs pour le million d'abonnés TPS représenterait un coup compris entre 2 et 3 milliards de francs. Côté Canal+, ne serait-ce que pour CanalSatellite, l'échange des décodeurs reviendrait à plus de 3,4 milliards de francs, puisque la plate-forme satellitaire revendique 1,7 million d'abonnés. Les deux opérateurs louent déjà les décodeurs à leurs abonnés, à un prix de 45 francs pour TPS.

«Avec l'arrivée de ces nouveaux modèles il faudra certainement augmenter les tarifs de location. Cela n'est possible que si le service rendu à l'abonné est conséquent», souligne Alain Staron. Les fabricants et les opérateurs travaillent ensemble depuis quelques années pour sortir des produits compétitifs et alléchants pour le grand public. Si les opérateurs restent discrets sur ce produit, le premier qui commercialisera le décodeur numérique prendra un avantage décisif.
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