Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Vendredi 2 Février 2001 à 00:00

La carte à puce se fait ordinateur pour séduire les Etats-Unis

La carte à puce, jusqu'à présent limitée à une seule utilisation par support, se transforme en véritable ordinateur, capable d'acheter sur le Net, de payer les péages, le téléphone, des places de cinéma : une flexibilité qui lui a ouvert le marché américain.

Une pour les transactions bancaires, une autre pour les stations-service, pour les points de fidélité de la compagnie aérienne, pour le restaurant...: pour chaque utilisation, il fallait jusqu'à présent une carte à puce. De quoi encombrer le portefeuille des consommateurs, obligés de déployer des chapelets entiers de "Smart Cards".

Un mauvais souvenir, en passe d'être envoyé aux oubliettes grâce à l'avènement de la nouvelle génération des cartes à puce, dites "multi-applicatives". Ces super-cartes possèdent une mémoire allant jusqu'à 64 kilo-octets (contre 1 Koctet pour les premières puces fabriquées en France en 1976), soit cinq fois plus que les premiers micro-ordinateurs personnels. "Une carte, ce n'est plus un bout de plastique, mais un véritable PC", se réjouit Armand Linkens, directeur de la société Proton World, spécialisée dans les porte-monnaie électroniques.

"Sur la carte multi-applicative, on peut charger de multiples logiciels qui permettent, sans jamais changer de support, d'acheter sur l'internet, de payer des programmes de télévision, des communications téléphoniques... tout est possible", a expliqué Jim Self, vice-président de Visa, lors du forum annuel de Gemplus, leader mondial des cartes à puce, qui s'est tenu à Marrakech la semaine passée.

Une flexibilité "impressionnante", ajoute M. Self, qui a décidé Visa (21.000 banques, un milliard de cartes) à adopter la puce: "Maintenant, le temps est venu", selon Jim Self. Après des années de tergiversations, les Américains se sont décidés à adopter la "Chip Card". American Express lançait, en 1999, la "Blue Smart Card" à grand renfort de publicité. Visa suivait en septembre 2000 et MasterCard prévoit de le faire cette année. "Et il y a des signes prometteurs venant du Mexique et du Canada", précise Martin Wittner, vice-président d'American Express.

"Ca fait vingt ans qu'on attendait ça", se félicite Marc Lassus, pdg de Gemplus et un des pionniers de la carte. Alors que la puce est vite devenue populaire en France (dès les années 80), puis en Europe et au Japon (dans les années 90), elle n'avait jusqu'à présent pas réussi à séduire outre-Atlantique. Les Américains, plus habitués à payer cash, n'étaient pas séduits par une carte dont l'utilisation principale restait les transactions bancaires.

En revanche, ils voient aujourd'hui d'un oeil très intéressé l'utilisation de la puce comme moyen de paiement sur le Net. La carte, insérée dans un lecteur relié à l'ordinateur, permet d'acheter sur la toile en toute sécurité: on tape son code personnel sur le lecteur (sans qu'il soit envoyé sur le Web) au lieu de communiquer son numéro de carte au site commerçant.

"Aux Etats-Unis, la raison principale d'adopter la Smart Card est la réduction de la fraude", explique Aneace Haddad, président de Welcome Real-Time (logiciels pour cartes de fidélité). Déjà 28 millions de cartes (sur un total mondial d'1,5 milliard) ont été vendues aux Etats-Unis l'année passée, selon une étude Dataquest, qui prévoit un taux de croissance annuel de 60% d'ici 2003.

En 1997, le marché de la carte à puce se situait à 70% en Europe, contre seulement 11% en Amérique. La part américaine devrait doubler d'ici 2002, selon Gemplus, le Vieux Continent ne représentant plus que 46%.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution