Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Vendredi 14 Décembre 2007 à 00:00

Internet et les nouvelles technologies arrivent au pied des vaches

Consulter la "carte vitale" d'une vache sur téléphone portable, cultiver avec un GPS, contrôler l'épandage de lisier par internet: les hautes technologies ont fait leur entrée dans les fermes françaises avec l'amélioration de la couverture ADSL et de téléphonie mobile en milieu rural.

Depuis son téléphone haut débit, Elisabeth Bidault, 42 ans, gère ses 190 vaches. Déclaration de naissances des veaux, maladies, l'éleveuse envoie les données depuis son étable de Saint-Donan, à 12 km de Saint-Brieuc, aux interlocuteurs concernés, vétérinaires, inséminateurs, préfecture. "A l'inverse, où que je sois, je peux savoir quelle vache est sur le point de véler ou doit être inséminée, ou si son lait est bon. On ne rate plus d'insémination. C'est un gain de temps, d'énergie et de rentabilité", explique Mme Bidault, pour un investissement de 179 euros plus un abonnement mensuel de 26 euros.

Son mari a testé la culture à l'aide d'un GPS. "Cela permet d'épandre les engrais de façon plus rationnelle. Mais pour avoir un système vraiment précis le coût est encore prohitif", explique M. Bidault. Le GPS a plus de succès dans les grandes exploitations céréalières. Le couple Bidault est en pointe. Le système qui permet à Mme Bidault de gérer son étable depuis son téléphone haut débit a été lancé en septembre par le portail Agranet et ne compte encore que quelques centaines d'abonnés selon Arsoe, le GIE qui a lancé le portail, basé près de Rennes.

Mais leur cas est révélateur de la percée des nouvelles technologies dans les exploitations. Plusieurs portails comme Isagri, leader du logiciel agricole en France, ont développé des systèmes permettant à l'exploitant d'avoir ces données en permanence sur lui via un ordinateur de poche qu'il peut relier au net via son PC principal.

Surtout, les agriculteurs, autrefois grands utilisateurs du minitel, ont rattrapé leur retard sur la toile avec l'amélioration de la couverture ADSL. Selon l'Insee, 50% des agriculteurs actifs avaient accès à internet en 2004, contre 42% seulement pour la population active française, alors qu'ils n'étaient que 5% en 1996 contre 9% pour l'ensemble de la population.

Consultations de la météo et des cours des matières premières, achat et vente de matériel agricoles, paiement des factures, transmissions obligatoires de données sanitaires ou environnementales au ministère, demande d'aides européennes: internet s'est rapidement installé au coeur des exploitations.

"Les événements sanitaires comme la crise de la vache folle et les obligations qui ont suivi" ont également poussé les agriculteurs à utiliser les technologies qui allègent "la paperasse" et contribuent à la traçabilité, relève Michel Buchet, directeur de la communication d'Arsoe. Internet est également très utilisé dans le contrôle des épandages de lisier et de fumier à l'origine de la pollution des rivières bretonnes montrée du doigt par Bruxelles.

Eleveurs d'une centaine de bovins dans une zone excédentaire en rejets animaux à Beaucé, aux frontières de l'Ille-et-Vilaine et de la Mayenne, Jeannine et Hervé Perdriel, 49 et 50 ans se sont ainsi "mis à l'internet" il y a trois ans. Outre l'arrivée de l'ADSL, "ce qui nous a décidé ce sont les plans de fumures (répartition du fumier).

En les remplissant sur internet, on évite les erreurs de calculs que le logiciel du site de la chambre d'agriculture fait lui même, et donc les amendes en cas de contrôle", moyennant 150 euros par an à Synagri, le portail de la chambre d'agriculture bretonne, explique M. Perdriel.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution